Le Seychellois Jacques Elvis Julius plaide non coupable en Cour d »assises. Il est la première personne dans l’histoire de la justice mauricienne à être poursuivie sous une accusation de “Dispatching en transit des drogues dangereuses.”

En effet, le Directeur des Poursuites Publiques a décidé de poursuivre cet homme de 35 ans sous cette accusation car les 988 grammes d’héroïnes saisis sur lui, en 1997 à l’aéroport de Plaisance, n’étaient pas pour Maurice mais étaient destinés pour les Seychelles. La drogue est estimée à Rs 10 millions.

A l’appel du procès, Jacques Elvis Julius a nié toute implication dans cette affaire. Le procès reprend ce vendredi 24 juillet devant le juge Asraf Caunhye.

Le Seychellois a retenu les services de Me Navin Ramchurn. Il faut aussi rappeler que le suspect avait été interpellé en compagnie d’un autre Seychellois. Ils revenaient tous deux de Madagascar et avaient fait escale dans l’île avant de mettre le cap sur les Seychelles.

Leevy Frivet

NOUVELOBS.COM |

L’avocat de la famille Halimi pourrait faire l’objet de poursuites disciplinaires à la suite de propos « inacceptables » prononcés à l’encontre de ses confrères de la défense, « connards d’avocats bobos de gauche », ainsi que vis-à-vis de l’avocat général, Philippe Bilger, qu’il qualifie de « traître génétique ».

L’avocat Francis Szpiner. (Sipa)

L’avocat Francis Szpiner. (Sipa)

Le procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, a saisi vendredi 24 juillet le bâtonnier de l’ordre des avocats de Paris, Christian Charrière-Bournazel, d’une demande d’enquête à l’encontre de l’avocat Francis Szpiner. Le conseil de la mère et des sœurs d’Ilan Halimi pourrait ainsi faire l’objet de poursuites disciplinaires, concernant certains propos tenus dans un article publié le jeudi 23 juillet par le Nouvel Observateur. Article où maître Francis Szpiner qualifie en effet de « connards d’avocats bobos de gauche » ses confrères de la défense au procès dit du Gang des Barbares. Et où il s’en prend violemment à l’avocat général, Philippe Bilger, qu’il traite de « traître génétique« , en n’hésitant pas à rappeler que le père de ce dernier fut collaborateur.

« L’idée d’une prédestination génétique me choque profondément »

Heurté, le bâtonnier, Me Charrière-Bournazel, a déclaré : « Je ne peux pas penser que maître Szpiner ait dit des choses pareilles ». Il a ajouté que  » faire ainsi référence à une filiation est un propos qu’à titre personnel je trouve inacceptable. L’idée d’une prédestination génétique me choque profondément, en tant que vice-président de la Licra. Car c’est déjà une forme de racisme ». Le bâtonnier à qui revient la décision de saisir ou non le conseil de discipline, va mener l’enquête, en commençant par entendre l’intéressé. Il agira ensuite, « comme c’est l’usage, sans en rendre compte publiquement ».

Elsa Vigoureux

_______________________________

Enquête sur un appel controversé.

«Gang des barbares» la botte de Szpiner

Fofana. Ainsi en a décidé Nicolas Sarkozy, la justice n’a plus qu’à s’exécuter. Derrière cet appel inédit d’un verdict d’assises, Francis Szpiner, redoutable pénaliste, était à la manoeuvre

Il enrage depuis le début. Un procès, à ses yeux, n’est pas que bonne justice. C’est un message envoyé à la société. Et lui, Me Szpiner est de ces puissants qui voient la République comme elle tourne. Ou comme elle divague. Comme ce 13 février 2006 quand Ilan Halimi a été retrouvé agonisant le long d’une voie ferrée après avoir été séquestré et torturé pendant vingt-quatre jours, puis brûlé vif. Choisi par la mère du jeune juif, vendeur de téléphones, l’avocat tient là une affaire qui vaudra pour son exemplarité. Et voilà qu’un huis clos le frustre de la démonstration qu’il veut faire sur l’antisémitisme et la loi du silence qui gangrènent les banlieues. Il voulait la France pour témoin. Elle n’entendra rien ou si peu.
Alors, au soir du verdict, il lance son opération de dynamitage, quitte à ébranler la justice. Le jury populaire a condamné lourdement la plupart des accusés, la réclusion à perpétuité pour Youssouf Fofana et des peines criminelles allant de 3 à 18 ans pour ses complices. Ce n’est pas assez pour Me Szpiner.
D’avocat, il se fait procureur devant l’opinion. Il dénonce «l’indulgence» de la justice et interpelle Michèle Alliot-Marie. On connaît la suite. C’est sur le perron de l’Elysée, à la sortie du conseil des ministres, que la nouvelle ministre de la Justice ordonne au parquet de faire appel. Le décor dit tout : Nicolas Sarkozy, en personne, l’a voulu. Les organisations juives et antiracistes qui ont manifesté leur colère à l’énoncé des peines ont eu gain de cause. Il y aura un second procès Fofana. Le Crif, SOS-Racisme, le Cran applaudissent. Isolé dans la communauté juive, Théo Klein en appelle à la raison : «Poursuivre sur le fondement d’une émotion est toujours une erreur.» La polémique s’embrase. Les avocats de la défense dénoncent «la mainmise du pouvoir politique» et la remise en cause de l’arrêt, alors même que l’avocat général, qui parle au nom de la société, l’a trouvé équilibré.


«La justice ne peut réparer la douleur des victimes contrairement à ce que la propagande du gouvernement veut laisser croire. Sinon cela veut dire la mort contre la mort ! s’émeut l’ancienne garde des Sceaux Elisabeth Guigou. On peut comprendre les organisations juives mais la ministre de la Justice doit-elle céder à cette demande ?» Pour les avocats et magistrats, la politique des intérêts particuliers vient de s’introduire dans les prétoires. Attention, danger.
«Il faut savoir aller à l’affrontement.» Entre moquette blanche et plafonds à moulures, Francis Szpiner, dans son cabinet, se prépare déjà à la deuxième manche. «Vous savez ce que c’est un antisémite ?» Il suspend sa voix de basse, rodée aux effets de prétoire. «C’est quelqu’un qui hait immodérément les juifs !» Encadré au mur de son cabinet, le facsimilé du «J’accuse» d’Emile Zola. «Si ça, ce n’est pas un bel exemple de pression pour faire avancer une cause !» C’est un homme de petite taille mais un grand pénaliste. Orfèvre en droit, molosse au combat. Franc-maçon et très politique. Dans le prétoire, des avocats abasourdis l’ont entendu tonner contre le huis clos : «Je vais faire changer la loi !» En fait, tout est déjà préparé. Dès le début du procès, Francis Szpiner a demandé à son ami le député UMP François Baroin de rédiger une proposition de loi pour modifier la procédure (voir encadré). «Il me fallait une personnalité de gauche estimable pour que cela n’apparaisse pas comme une opération partisane, j’ai pensé à Jack Lang» Ce dernier a consenti. La proposition a été déposée avant même la fin du procès, sera-t-elle mise en oeuvre à temps ? Il y compte bien, Me Szpiner, qui fera tout pour que ce second rendez-vous soit public

Travail de sape
Longtemps il a navigué au coeur du système politique. Il le connaît par coeur. Le servir et s’en servir, telle pourrait être sa devise. Mercenaire de la raison d’Etat, il a porté haut son blason : «avocat de Chirac». Il a eu sa carte du RPR, celle l’UMP, aurait même pu devenir député si les électeurs de Saône-et-Loire ne lui avaient préféré Arnaud Montebourg. Avant de se détourner de Dominique de Villepin, il faisait partie du «cabinet noir», la cellule juridique chargée de déminer pour le pouvoir les dossiers sensibles. Avec la chute de la chiraquie, il a perdu sa position. Choisir le mauvais cheval, avec Sarkozy, ça ne pardonne pas. Le procès Fofana est aussi l’occasion de se refaire.
C’est sa 120e affaire au pénal. Et les précédentes ne sont pas les moindres : Bokassa, Carlos, le DC-10 d’UTA… Il en fait le compte dans un petit carnet. Un rituel emprunté à Jacques Isorni, l’avocat de Pétain, qu’il a connu lorsqu’il était débutant. Pour sa 120e plaidoirie, il commence par ces mots : «Au 228, boulevard Voltaire, la mort est entrée dans le magasin et elle avait le visage de Yalda.» Yalda, l’appât qui a attiré Ilan Halimi dans le traquenard. Celle qui, mineure aux moments de faits, majeure au procès, a refusé la levée du huis clos. Celle qui nourrit sa colère, réveille le souvenir de ses grands-parents morts à Auschwitz. «Elle est devenue son obsession», souffle une avocate. Quelques jours avant le réquisitoire, l’avocat de Mme Halimi comprend que l’avocat général ne va pas cogner comme il le voudrait. Alors Szpiner commence son travail de sape. L’avocat général est «mauvais». Il le dit au Palais, le fait savoir au Château, le clame au restaurant à la face de l’intéressé, Philippe Bilger, assis non loin. «Ah si seulement nous avions un bon avocat général !» Sans états d’âme, il rappelle que le père de Bilger fut collaborateur (condamné à la Libération aux travaux forcés). De la présidente, il dit qu’elle se comporte comme «une chef de gare». Du huis clos, il rapporte des propos qui mettent en émoi la communauté juive. Richard Prasquier, président du Crif, raconte : «Bilger, alors qu’il interrogeait Fofana, lui a dit : «Vous vous rendez compte que vous rendez l’antisémitisme odieux !» Cela veut dire qu’il existe un antisémitisme qui ne serait pas odieux ! Si cette phrase a été dite, alors elle disqualifie le procureur dans sa fonction.» L’émoi redouble quand, dans ses réquisitions, l’avocat général fait la distinction entre «l’antisémitisme banal, préoccupant et quotidien» et «l’antisémitisme idéologique».
Szpiner qui aime Malraux sait le poids des mots. Choisir des termes forts et les matraquer. Quand il se lève pour plaider le 29 juin, il prononce une seule fois le prénom de Yalda. Après elle est «l’appât». «Cette référence ne doit rien au hasard», souligne un de ses confrères. L’appât était le surnom de Valérie Subra, condamnée à perpétuité en 1988 pour avoir piégé plusieurs hommes supposés riches, assassinés par ses complices. Elle avait un an de moins que Yalda mais, contrairement à elle, elle connaissait le sort funeste réservé à ses victimes. Pour Me Szpiner, Yalda ment et la peine prononcée de neuf années de prison (10 à 12 requises) achève de le convaincre de faire imploser le procès.

Appuis politiques
Cet après-midi-là, Thierry Herzog, l’avocat du président, est venu écouter sa plaidoirie. Cela se fait entre confrères, parfois. Ces deux-là, amis de lycée, ont vu leurs liens se distendre. Pas au point de ne plus se parler. «Herzog, c’est l’oeil de Moscou», ironisent sur place des avocats persuadés que Szpiner en a profité pour avancer ses pions en faveur de l’appel. En fait, Szpiner, à ce moment-là, est déjà assuré de ses appuis politiques. Le président, lui aussi, veut un procès pour l’exemple. N’était-il pas Place-Beauvau lors de l’assassinat d’Ilan Halimi ? Ses flics ont été incapables de retrouver le jeune homme avant qu’il soit trop tard. Le président a une dette envers la famille Halimi. Au ministère de la Justice, l’avocat a une autre alliée. Il connaît Michèle Alliot-Marie depuis l’époque où elle dirigeait le RPR et se sent des affinités idéologiques avec Le Chêne, l’association de MAM qui regroupe «les gaullistes du renouveau». En plein procès, le Crif aussi a fait remonter au cabinet de la garde des Sceaux ses indignations et son émotion. Et ne s’en cache pas.
Au soir du verdict, vendredi 10 juillet, certains jurés n’arrivent pas à quitter les lieux où, depuis deux mois et demi, ils font face à l’horreur d’un crime qui dépasse l’entendement. Ils ont le sentiment d’avoir «bien jugé». L’Elysée n’est pas de cet avis. Le dimanche, le conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires judiciaires, Patrick Ouart, téléphone au directeur de cabinet de la garde des Sceaux pour exiger l’appel. Le lendemain, à quelques heures d’une manifestation du Crif sous ses fenêtres, cette dernière ordonne l’appel. Dix-neuf personnes sont renvoyées devant les assises.
Me Szpiner a réussi son coup. Il a gagné contre Bilger, ce «traître génétique» (sic), contre ces «connards d’avocats bobos de gauche» qui regardent la banlieue «avec angélisme». Il ne dit pas comme Mme Halimi que «la Shoah recommence en 2009», mais il ne rejoint pas non plus Théo Klein qui trouve que, dans cette affaire, l’antisémitisme est second au regard de la «pauvreté morale» des coupables. Mais en gagnant, il a ouvert la boîte de Pandore. «Il n’est pas certain qu’un second procès satisfera ceux qui l’exigent, dit le bâtonnier de Paris, Christian Charrière-Bournazel. Je suis membre de la Licra et sensible à beaucoup d’arguments de Szpiner. Il veut de bonne foi faire de ce procès l’emblème de l’antisémitisme, mais c’est une erreur.» Et si les tensions communautaires s’en trouvaient exacerbées ? Si la partie civile, comme le dit Me Thierry Lévy, avait «fait le jeu de l’assassin», qui ne manquera pas de voir dans cet appel la preuve du «pouvoir des juifs» ? Dans son bureau de l’Odéon, où s’empilent les 45 volumes du premier procès, Francis Szpiner gonfle la voix contre les «muni-chois» :«Notre pays serait-il si faible qu’il ne puisse résister à la parole de M.Fofana ?» Ce dernier, en écho, vient de faire appel.

Trois points clés

– L’appel.
S’appuyant sur l’article 5 de l’ordonnance de 1958 sur le statut de la magistrature, sur l’article 30 du Code de Procédure pénale (CPP), et au nom de «l’intérêt de la société et de la paix publique», Michèle Alliot-Marie a demandé au parquet d’appliquer l’article 380-2 du CPP qui lui permet de faire appel (un droit que n’ont pas les parties civiles). Etaient visées les peines inférieures aux réquisitions. Ces écarts sont pour la plupart de un à deux ans, de trois à cinq ans pour deux condamnés dont le bras droit de Youssouf Fofana. Ce dernier, condamné à perpétuité avec circonstance aggravante d’antisémitisme, n’est pas concerné par l’appel de la ministre.

– Le huis clos.
Le second procès n’aura pas lieu avant la fin de l’année, au mieux. Si la proposition Baroin-Lang, visant à rendre possible la publicité des débats même si un mineur s’y oppose, était adoptée, elle serait d’application immédiate et rétroactive car elle porte sur la procédure. Encore faudrait-il qu’elle soit votée à temps, jugée conforme à la Constitution et à l’article 40 de la Convention internationale des Droits de l’Enfant.

Le second procès.
Il remet les compteurs à zéro : le nouveau jury pourra prononcer des peines plus lourdes ou plus légères. Son verdict ne sera plus susceptible d’appel mais uniquement d’un pourvoi en cassation qui ne portera que sur la régularité de la procédure..

Marie Guichoux, Stéphane Arteta
Le Nouvel Observateur

Sur Internet

CLICANOO.COM | Publié le 25 juillet 2009

L’auteur présumé du viol d’une magistrate à Mayotte a été identifié, comme deux de ses complices. Tous trois sont de nationalité comorienne. Un cambrioleur est actuellement en détention provisoire. Les deux autres, dont le violeur, font l’objet d’un mandat d’arrêt international et se trouvent aux Comores. Un revirement dans une enquête pourtant mal engagée.

1 réaction de lecteurs

Après deux années de travail, l’information judiciaire ouverte pour viol à l’encontre d’une jeune magistrate à Mayotte, le 9 juin 2007, a passé un cap décisif. L’enquête diligentée par les juges d’instruction Yann Boucharé et Flavien Noailles et menée par la section de recherches de la gendarmerie de Saint-Denis a débouché sur la mise en examen d’un mineur, d’une part, et sur l’identification formelle, via l’ADN, de deux autres suspects, dont l’auteur du viol. Les trois hommes sont de nationalité comorienne.

Les empreintes digitales font basculer l’enquête

Un mineur a été interpellé au mois de mai dans sa case de Mamoudzou par les policiers mahorais. À sa grande surprise, visiblement. Il a été présenté au juge Boucharé, et a reconnu les faits. Il a depuis été placé en détention provisoire. Pendant ce temps, ses deux complices, un mineur et un majeur qui n’est autre que l’auteur présumé du viol, ont été localisés aux Comores. Un mandat d’arrêt international a été lancé à leur encontre. Les autorités comoriennes sont à leur recherche. Les responsables de l’enquête menée à la Réunion louent par ailleurs le bon travail et la coopération intensive manifestée par les responsables comoriens. Cela fait des mois que, dans un secret savamment entretenu, juges et enquêteurs font des allers-retours en direction de Mayotte afin de recueillir documents, indices et informations. Ils ont paradoxalement pu bénéficier d’un relatif anonymat et du sentiment d’impunité des véritables auteurs (lire par ailleurs). Une fois l’enquête reprise en main par les gendarmes dionysiens, de nouveaux tests ADN permettent d’identifier l’auteur du viol. En comparant les empreintes digitales récoltées sur les lieux du crime avec les fichiers des polices mahoraises et comoriennes, les gendarmes parviennent à remonter la piste. Rumeurs insistantes en ville, travail de recoupement, reconnaissance photographique, à force de travail, le mineur est identifié et interpellé. Il reste cependant de nombreux actes à réaliser avant de boucler cette enquête de longue haleine. Une forte pression pèse sur les épaules des magistrats instructeurs, qui n’ont pas le droit à l’échec après six mois d’enquête à suivre une fausse piste. La prochaine étape, capitale, sera de mettre la main sur les deux derniers suspects

Julien Balboni

Un cambriolage qui a mal tourné

Le samedi 9 juin 2007, une jeune magistrate en poste à Mamoudzou depuis moins de 6 mois se trouve tranquillement chez elle, dans le quartier Vétiver, à Mamoudzou. Son mari et deux de ses enfants étaient sortis pour aller à un spectacle de danse, quelques centaines de mètres plus loin. Profitant de cette absence, les trois jeunes hommes sont entrés dans la maison quand ils sont tombés nez à nez avec la jeune femme. Ils la menacent alors d’une arme, lui intimant l’ordre de ne pas bouger. Pendant que l’un d’entre eux la tient en respect, les deux autres pillent la maison. Mais le majeur du groupe aperçoit une bouteille d’alcool et se met à boire. Puis, il entreprend d’agresser sexuellement sa victime. Enfin, tous trois prennent la fuite. La jeune femme est depuis rentrée en métropole. Contacté hier, son avocat, Me Rémi Boniface, a fait le choix de ne pas s’exprimer sur cette affaire

La motion des avocats de l’ex-président du Sugar Industry Labour Welfare Fund (SILWF) a été rejetée par la Cour.

Ses avocats avaient présenté une motion demandant que l’information judiciaire soit rayée. Ils n’ont invoqué que la section (4) de la Public Officers Protection Act qui impose un “time-bar” de deux ans pour loger un procès au civil ou au criminel. Or, c’est en novembre 2008 que l’affaire a été logée alors que le forfait aurait été commis en 2005.

Malgré cela, la Cour a décidé de maintenir le procès.

Bidianand Jhurry a été interpellé suite à des allégations de trafic d’influence dans l’exercice de recrutement des Community Welfare Assistants au SILWF en avril 2005.

Kunal Gauzee

Elle avait été condamnée, il y a un an, à 10 ans de réclusion pour le meurtre de son mari.

Renée Mazin attendra libre son procès en appel. Photo DDM,

Renée Mazin attendra libre son procès en appel. Photo DDM,
Renée Mazin attendra libre son procès en appel. Photo DDM,

Elle est soulagée car depuis le début elle conteste fermement avoir tué son mari »… Maître Frédéric Langlois (barreau de Toulouse) évoque le sentiment de Renée Mazin, sa cliente, libérée sur décision de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Toulouse le 23 juillet dernier.

Renée Mazin avait été condamnée le 2 juillet 2008 à 10 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Tarn-et-Garonne à Montauban pour le meurtre de son mari et aussitôt incarcérée. Après l’appel immédiatement relevé de cette décision par la condamnée, et la demande de mise en liberté présentée par son conseil le 29 mai dernier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse a estimé que Mme Mazin devait être remise en liberté « par l’application de l’article 5 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme » reconnaissant à tout citoyen le droit d’être jugé dans un délai raisonnable.

Libre en attendant son nouveau procès

Les faits reprochés à Mme Mazin datent du 23 décembre 1998. Placée en détention provisoire deux jours plus tard, elle avait été libérée et placée sous contrôle judiciaire le 20 juin 2000. Elle avait comparu devant la cour d’assises du Tarn-et-Garonne 8 ans plus tard, condamnée à 10 ans de réclusion le 2 juillet 2008 et placée en détention.

La décision des magistrats a également pris en compte le supplément d’information ordonné le 16 juin dernier par le président de la cour d’assises d’appel, au sujet notamment d’un fusil dont on ne sait finalement pas encore si celui retenu par les enquêteurs est bien celui qui a titré sur le mari de Mme Mazin.

Dans ces conditions, la date du procès d’appel de Renée Mazin n’est toujours pas fixée… Près de 11 ans après les faits.

Pierre Mazille.

Comme demandé par la Chancellerie le 1er juillet dernier, le Conseil supérieur de la magistrature a décrété hier le “déplacement d’office” du conseiller à la cour d’appel JLR. Il dispose d’un délai de deux mois pour introduire un recours auprès du Conseil d’État.

Conformément aux demandes de la Chancellerie, le conseiller JLR fait l’objet d’une sanction de déplacement d’office par le Conseil supérieur de la magistrature. (photo d’archives LYL)

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dans sa formation des magistrats du siège, a prononcé hier une sanction de “déplacement d’office” à l’encontre du conseiller à la cour d’appel de Saint-Denis JL R, comme ayant “porté atteinte à l’image de l’institution judiciaire.” Une sanction conforme aux attentes formulées par la Chancellerie lors de l’audience disciplinaire du 1er juillet dernier et qui contraindrait le magistrat à subir une mutation dans la juridiction que voudra bien lui désigner le ministère de la Justice. JLR dispose cependant d’un délai de deux mois afin d’introduire un recours auprès du Conseil d’État et contester ainsi cette décision. Dans ses attendus, le CSM, présidé par Vincent Lamanda, retient les arguments de la Chancellerie selon lesquels le conseiller aurait “manqué à son devoir de prudence”, en ayant “laissé traîner” des documents concernant la stratégie à mener par l’association des juristes de l’océan Indien (AJOI), dont il était membre, dans son bras-de-fer avec le Journal de l’Île au sujet de colloques servant d’alibi à un prétendu tourisme sexuel. Le CSM a également retenu à l’encontre de JL, et ce malgré l’ancienneté des faits, un manquement “aux obligations de délicatesse et de dignité du magistrat” pour s’être, en 2004, “affiché publiquement avec une femme mariée” et l’avoir “embrassée en pleine rue”, entraînant une altercation avec le mari de celle-ci. Les magistrats du CSM n’ont donc pas retenu les arguments de la défense de JLR, son avocat Thierry Massis ayant évoqué “le climat délétère de l’île” et “le contexte local très dur.” Déjà privé par le CSM en 2007 d’une mutation à la cour d’appel d’Aix-en-Provence à cause de sa “réputation de coureur de jupons”, le magistrat voit désormais se restreindre un peu plus le champ des affectations possibles

S. G.

CLICANOO.COM | 23 juillet 2009

vendredi 24 juillet 2009


Théâtre Le Temple
18, rue du Faubourg du Temple
75011 Paris
Tel : 01 43 38 23 26
Métro : République

Ecrit par Sandrine Sarroche et Olaaf Brentot
Mis en scène par Michel Thibaud

Ma note : 7,5/10

Mon avis : Décidément, depuis une dizaine d’années, l’arrivée massive de jeunes femmes dans l’univers du one-woman show est un véritable phénomène. D’autant qu’elles assurent vraiment et sans se marcher sur l’extrémité des escarpins tant elles évoluent pour la plupart dans des registres différents. Le seul lien qui les relie, c’est qu’elles sont vraiment marrantes et, le plus souvent, vachement gonflées.
C’est le cas de Sandrine Sarroche, jolie jeune femme à la silhouette élancée et au sourire dévastateur, qui a choisi de jeter sa robe d’avocate aux orties pour se lancer dans le domaine, bien plus piquant, de l’humour. On l’avait découverte dans son tout premier spectacle JE suis Ségolène, elle nous revient aujourd’hui pour un deuxième tour avec une fresque absolument désopilante sur Nos amis les pipoles.
Dans ce Temple du rire où Sandrine est la grande prêtresse iconoclaste et pas très catholique, elle nous offre un véritable show. Lorsqu’on quitte la salle, on a l’impression d’avoir assisté à un spectacle total : il y a de la comédie, de la chanson, de la danse, de la parodie, de l’imitation, de la pantomime… Que voulez-vous de plus ? Du rire ?… Alors là, vous allez être gâté. Pendant près d’une heure et demie, la jeune femme enchaîne les thématiques sur les people à un rythme effréné. C’est bien construit, remarquablement écrit (son passé d’avocate plaide en sa faveur) et parfaitement interprété.
Dès son irruption sur scène, tout de blanc vêtue et arborant un t-shirt sur lequel est inscrit le mot « COACH », elle prend le public pour témoin ; en fait comme si elle s’adressait à des jurés en cours d’assises. Sur le banc des accusés, les people. Très conviviale, complice, elle attaque sur le physique (les dents de la jeune Céline Dion) et les has been (Les « PPDA », People Préhistoriques Devenus Anonymes). Le ton est donné. Il est caustique, acide, moqueur. Elle balance grave. Elle a un petit côté chansonnier mais dépoussiéré et relooké 21è siècle.
Elle pousse agréablement la chansonnette, bouge remarquablement, prend des accents (anglais, espagnol, africain, juif…), des voix de gamine, se livre à quelques imitations vraiment jouissives (Birkin, Christophe Willem, Carla Bruni, Véronique Sanson, Cloclo…), ne recule devant aucune audace qu’elle soit physique (elle est très à l’aise avec son corps) ou verbale (qu’une ex-avocate soit crue, c’est la moindre des choses), elle ne craint pas le ridicule avec certaines postures, adore les grimaces (même dans ce registre extrême, elle ne parvient pas à s’enlaidir ; une prouesse). Bref, au propre comme au figuré Sandrine Sarroche possède une langue de vipère, fine et acérée, distillant un venin heureusement plus roboratif que venimeux.
Son spectacle, tonique tout du long, sans aucun temps mort, est émaillé en outre de fort jolies trouvailles qui le tirent encore plus vers le haut car ce sont celles qui restent imprimées dans les mémoires, comme le recyclage de la voix de Jeanne Moreau (je vous en laisse la surprise pour qu’elle conserve toute son efficacité) ou celle – excellente – de Dieu en juif séfarade pérorant devant Adam.
Sandrine Sarroche décrypte pour nous avec une verve et un talent incontestable l’univers fantasmagorique du people. Son énergie est communicative, elle dégage une réelle sympathie. On voit bien qu’elle aime les gens et qu’elle a envie de donner et de partager. Enfin, quand je dis qu’elle aime les gens, je parle du public. Car pour ce qui est de nos chers people, ile en prennent vraiment pour leur grade. Sans doute les aime-t-elle aussi ; mais en fonction de l’adage « Qui aime bien châtie bien ».
A voir. Vous y prendrez énormément de plaisir.

Publié par Critikator à l’adresse 08:55
Libellés :
NOUVELOBS.COM | 25.07.2009 | 12:45

Le joueur du Los Angeles Galaxy avait invité un supporteur en colère à descendre sur la pelouse pour s’expliquer.

David Beckham (Reuters)

David Beckham (Reuters)

David Beckham a été condamné, vendredi 24 juillet, à verser une amende de 1000 dollars (704 euros) pour avoir provoqué des supporteurs de son club, le Los Angeles Galaxy. La Major League Soccer lui reprochait d’avoir, selon une vidéo, invité des supporteurs de Los Angeles à descendre sur la pelouse et d’avoir tenté de franchir une barrière de sécurité avant d’être arrêté par un stadier à la mi-temps.

« Venez serrer ma main »

Le dérapage s’est produit lors du match contre l’AC Milan dimanche 19 juillet. Les supporteurs n’avaient pas apprécié le fait que David Beckham soit prêté à l’AC Milan en fin de saison dernière. L’un d’eux aurait sauté sur la pelouse avant d’être intercepté par la police. « Ce qu’il a crié n’était pas très gentil, il avait dépassé les limites, je lui ai dit: vous avez besoin de vous calmer et venez serrer ma main, et c’est là qu’il a sauté sur la pelouse, » avait déclaré David Beckham.
« Nos joueurs ne devraient jamais se conduire d’une façon laissant à penser aux supporteurs qu’ils peuvent descendre sur la pelouse », a déclaré Don Garber, patron de la Major League Soccer, pour justifier l’amende.
(Nouvelobs.com)

(AFP) –

ABIDJAN — Un haut dirigeant du football ivoirien a été condamné vendredi à Abidjan à six mois de prison ferme pour sa responsabilité dans la bousculade du 29 mars au stade de la ville qui avait fait 20 morts et plus de 130 blessés, a-t-on appris de source judiciaire.

Le président du comité d’organisation des compétitions à la Fédération ivoirienne de football (FIF), Albert Anzouan Kacou, a été condamné par le tribunal correctionnel d’Abidjan à six mois de prison ferme et à une amende de 500.000 francs CFA (750 euros) pour « homicides involontaires et blessures involontaires », « complicité de faux et usage de faux » et « escroquerie », a déclaré le juge Clément Tobo Yapi.

Le parquet avait requis un an de prison ferme.

L’imprimeur des billets du match, Faustin Aka, a également été condamné à six mois de prison ferme et 500.000 F CFA d’amende pour « escroquerie ».

Deux autres personnes travaillant au sein de sociétés prestataires de services de la FIF ont écopé de trois mois avec sursis et d’une amende du même montant pour « faux et usage de faux ».

Les cinq autres personnes poursuivies, dont le directeur général par intérim de la fédération, Ardjouma Koné, et le chef du service comptabilité Andoh Beugré, ont été acquittées.

Les trois membres des Forces de défense et de sécurité (FDS) également poursuivis pour leur participation à la sécurisation n’étaient pas présents, la Cour suprême devant encore désigner la juridiction qui les jugera.

Le manque de « coordination » dans la sécurisation du stade et de ses environs a été à l’origine du drame, selon le parquet, qui avait également souligné la mise en place d’une « billetterie parallèle », le nombre de billets officiellement déclarés ayant été nettement inférieur aux tickets mis en circulation.

Vingt personnes sont mortes et plus de 130 ont été blessées le 29 mars, piétinées dans la bousculade provoquée par des supporters qui forçaient les accès du stade Houphouët-Boigny d’Abidjan, avant le match Côte d’Ivoire-Malawi, qualificatif pour le Mondial-2010 en Afrique du Sud.

Ce « drame sans précédent dans l’histoire » ivoirienne, selon l’expression du président Laurent Gbagbo, avait entraîné un deuil national de trois jours.

La Commission de discipline de la Fédération internationale de football (Fifa) a infligé mercredi une sanction de 50.000 francs suisses (33.000 euros environ) à la Fédération ivoirienne de football et l’a « enjointe à prendre des mesures préventives » pour le prochain match que sa sélection disputera à domicile, le 5 septembre 2009.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés