Pour clamer depuis deux ans « C’est pas moi, c’est mon frère » sans pour autant en apporter la preuve, un Oyonnaxien de 30 ans a été relaxé au bénéfice du doute, mercredi par le tribunal correctionnel de Lons.

Accusé de tentative de vol avec violence ayant entraîné deux jours d’ITT au magasin « Sport 2000 » de Montmorot, son affaire a été plusieurs fois reportée. Les faits remontent au 6 octobre 2007. Il est 17 h 30 lorsque les alarmes se déclenchent au passage d’un individu à la sortie du magasin. La caissière tente de l’arrêter mais il court sur le parking, où il est stoppé par les employés d’une boutique voisine, un cric de voiture à la main. Dès qu’on parle d’appeler la police, l’homme s’en prend au gérant, Éric Nicolas, actuel président du CSLJ rugby, avant de filer en voiture.

Retrouvé, il impute les actes à son frère. Pourtant, malgré les tentatives du parquet d’instruire à charge et à décharge, le prévenu ne fournira jamais de photos de son frère, pas plus que son livret de famille. Existe-t-il vraiment ? La justice n’a pas pu en obtenir la preuve. « On ne se parle plus, je ne vais pas lui demander sa photo ! » a-t-il argué, en multipliant les contradictions.

Confronté au gérant présent, il n’a pas sourcillé lorsque celui-ci l’a formellement reconnu. « Normalement on se bat pour être innocenté », a tempêté le président, l’accusant de prendre l’affaire à la légère. L’objet du vol lui aussi reste inconnu et rien n’a été retrouvé.

Malgré les réquisitions de la procureure, Virginie Deneux, qui a demandé six mois ferme, lasse du disque de la fable du « Loup et l’agneau », le prévenu a été relaxé. Mais Me Buffard, avocat de la partie civile, comme Jean de La Fontaine qui concluait à l’injustice pure « sans autre forme de procès », n’a pas aimé cette morale : il va faire appel.

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