Infanticide Assises Melissa et Jason
  • Le couple accusé d’avoir empoisonné Mélissa et Jason en 2005, vivait en vase clos, ne voyait plus ni famille ni amis et ne scolarisait plus les enfants.

  • A la barre, Antoine Correlejo, le père des deux enfants à répété ses difficultés à exercer ses droits de visite et d’hébergement.

– le 09/09/2009 – 15h27
Mis à jour le 09/09/2009 – 16h32

A chaque jour son lot de révélations au procès des époux Steijns devant les assises des Bouches-du-Rhône. Le couple accusé d’avoir empoisonné Mélissa et Jason en 2005, vivait vraisemblablement en vase clos. Ils ne voyaient plus ni famille ni amis et ne scolarisaient plus les enfants depuis un an. Après leur mariage en mai 2003, Jean-Paul Steijns et Marie-Hélène Martinez qui a eu les enfants avec son précédent compagnon, Antoine Correlejo, coupent progressivement les ponts avec leur entourage. M. Correlejo a redit à la barre ses difficultés à exercer ses droits de  visite et d’hébergement. Entre juin 2004 et juin 2005, il ne parvient pas à les  voir bien qu’il dépose une quinzaine de plaintes et se rende régulièrement à  leur logement à Marseille, trouvant porte close.

« On a l’impression d’une vie sectaire, vous ne voyez plus votre propre  famille, il n’y a plus d’amis et les enfants ne voient plus leur père », a  souligné le président de la Cour, Jean-Pierre Deschamps. « Steijns était trop jaloux », a expliqué Mme Martinez qui, en difficulté à la barre, se défend d’avoir voulu empêcher ses enfants de voir leur père. Selon son  avocat, Me Thierry Mudry, interrogé lors d’une suspension d’audience, le  beau-père « formait un barrage dans une perspective de huis clos et avait dressé  de hauts murs autour du couple ». « Ma femme avait honte de sa famille, on s’est retrouvé en vase clos », a  rétorqué M. Steijns.

La mère persiste dans son rôle de victime

En outre, Mélissa et Jason ne sont pas scolarisés pendant une année entière, en 2004-2005. Leur beau-père « m’a dit qu’ils déménageaient à Plan-de-Cuques », une commune proche de Marseille, a raconté Jacques Lericholme, directeur de  l’école primaire. Quand les enfants reprennent les cours à la rentrée 2005, poursuit-il, ils ont « un très bon niveau scolaire » et sont « éveillés, intelligents », malgré leur  longue absence. Le couple venait souvent les chercher ensemble, ils étaient « très amoureux  l’un de l’autre, très démonstratifs, cela me mettait parfois mal à l’aise », s’est souvenu M. Lericholme. « J’avais l’impression d’un couple d’amoureux que les enfants dérangeaient », avait également affirmé mardi le gérant d’un hôtel de Salon-de-Provence où la  famille avait l’habitude de se rendre.

Malgré ces déclarations, la mère a persisté, sous les questions pressantes du président, à se présenter en victime soumise, ignorant tout des agissements et des difficultés financières de son époux. Visiblement excédé par son attitude, l’avocat général Joachim Fernandez l’a questionnée sur sa « tenue vestimentaire », de plus en plus stricte au fil des  jours. Vêtue en noir depuis le début de la semaine, elle s’est présentée  mercredi en tailleur très classique, cheveux attachés et mouchoir à la main en  permanence.

Les cadavres de Mélissa et Jason, 8 et 7 ans, avaient été retrouvés en  octobre 2005 dans le coffre de la voiture de leur mère. Les accusés risquent la  réclusion criminelle à perpétuité.

(D’après agence

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