La justice autorise les médias à révéler l’infidélité du footballeur John Terry

AP | 31.01.2010 | 02:07

La justice britannique a autorisé la presse à révéler samedi au public les détails d’une aventure extra-conjugale de John Terry, capitaine de Chelsea et de l’équipe d’Angleterre de football.

Terry, qui connaissait l’intention du tabloïd The Sun de révéler l’affaire, avait tenté d’obtenir en justice une interdiction. Il avait obtenu gain de cause le 22 janvier, mais le juge Michael Tugendhat, de la Haute Cour de Justice, a cassé ce jugement vendredi.

Samedi, une grande partie des médias anglais, qui avaient décidé de faire de l’affaire une question de principe, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par the Sun. Le jugement pourrait en effet créer un précédent dans un pays où les célébrités obtiennent souvent gain de cause dans les affaires relatives à la vie privée.

Ambi Sitham, avocat spécialiste des médias, a estimé que la décision du juge Tugendhat était « d’une importance capitale ». « C’est un avertissement lancé aux célébrités, qui ont de plus en plus recours aux lois sur la vie privée pour empêcher des histoires sordides de sortir dans la presse », a-t-il commenté.

Sur son site internet, The Sun qualifie le juge de « défenseur de la liberté de la presse ».

Le juge a motivé sa décision par le fait que John Terry ne craignait pas tant la réaction de ses proches que l’impact de cette révélation sur ses affaires. En substance, Terry redoute surtout que ses sponsors n’apprécient pas cette incartade, souligne M. Tugendhat, que ces considérations n’ont pas incité à la clémence.

L’affaire n’est pas sans rappeler la disgrâce du golfeur Tiger Woods, dont les infidélités lui ont coûté le soutien de ses sponsors, et l’ont poussé à prendre du champ pour une durée indéfinie.

Elle pourrait également coûter à Terry le capitanat de l’équipe nationale de football, qui en Angleterre revêt une très forte dimension symbolique, et échoit en principe à un gentleman au comportement irréprochable.

« Les journaux ne vont plus cesser de poser la question de savoir s’il conserve les qualités pour être capitaine », écrivait le journaliste Henry Winter dans le Daily Telegraph samedi.

Accessoirement, le sélectionneur national Fabio Capello se retrouve avec un dilemme à trancher: le mari trompé, Wayne Bridge, étant également international anglais, il faudra peut-être choisir entre les deux joueurs. AP

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