Quatre affaires de viols ont été inscrites au rôle de la session de la cour d’assises de la Charente qui s’ouvre cet après-midi à Angoulême
23.02.2009

Quatre affaires de viols vont être soumises à la cour d’assises et aux jurés de la Charente, au cours d’une session qui débute cet après-midi et se prolongera jusqu’au vendredi 6 mars. Parmi elle, une affaire déjà jugée à Bordeaux qui sera examinée par la cour d’assises statuant sur appel.

Le voisin

C’était un voisin plutôt sympa. il invitait régulièrement les locataires de sa cage d’escalier, à Montembœuf, à venir prendre l’apéro. Sympa, jusqu’au 13 février 2007. Ce soir-là, après avoir bien arrosé la soirée, il avait tout fait pour retenir dans son appartement l’une de ses voisines, de trente ans son aînée. Il s’était jeté sur elle dans l’entrée, l’aurait violée. Tout comme au mois de mai suivant, dans des circonstances identiques, après un apéritif entre voisins. Et puis encore au début du mois de juin 2007, dans des circonstances analogues. Jusque-là, la voisine, qui se disait honteuse, n’avait pas voulu se confier aux gendarmes. Ce n’est que lorsqu’elle a été, plus tard, entendue à la gendarmerie, en qualité de témoin dans une enquête sur les nuisances sonores de son voisin, qu’elle leur avait dénoncé les faits qui le conduisent aujourd’hui devant la cour d’assises. Devant le juge d’instruction, l’homme, âgé de 30 ans, a nié, puis reconnu, puis nuancé ses aveux.

Il sera défendu par Me Christophe Pouzieux, face à Etienne Recoules, pour la partie civile et Cyril Vidalie pour le ministère public.

Aujourd’hui à 14 heures et demain à 9 heures.

Le collègue

C’est l’histoire d’un type que l’on dit beau gosse, 32 ans, rugbyman, marié, père de deux jeunes enfants, et d’une femme de 52 ans, employée dans la même maison de cognac. Les relations semblaient plutôt conviviales entre les employés, dans l’entreprise. Jusqu’au 25 septembre 2006, dans les vestiaires où les deux se seraient dit bonjour, où il aurait glissé vers un comportement plus suggestif. Une fellation, et un mois plus tard, une plainte de l’employée contre son collègue. Elle a fait une tentative de suicide sur son lieu de travail. Elle dit qu’elle a été contrainte, il semble pencher pour un quiproquo. L’homme comparaîtra libre, au cours d’une audience qui devrait se tenir à huis clos. Il sera défendu par Me Lionel Béthune-de-Moro. Elle sera assistée de Me Patrick Hoeffner. Sébastien Piffeteau représentera le ministère public.

Mercredi 25 et jeudi 26 à 9 heures.

Le beau-père

C’était comme sa fille. Il avait reconnu l’enfant de sa compagne. En mars 2007, c’est la maman qui est allée raconter aux gendarmes de Barbezieux ce que sa fillette, alors âgée de 12 ans, lui avait révélé deux jours auparavant.

Depuis quatre ans, depuis que son père avait quitté sa nouvelle compagne, la fillette avait dû, dit-elle, subir ses assauts répétés. Des caresses, d’abord, puis des attouchements plus appuyés, jusqu’au viol. L’enfant, culpabilisée, qui ne voulait pas envoyer son «papa en prison» n’avait rien dit.

Le père avait nié les accusations dans un premier temps. Puis, devant les éléments apportés par la fillette, avait admis avoir abusé d’elle, principalement dans sa voiture, lorsqu’il l’amenait à son domicile, la mère ayant la garde de la fillette depuis leur séparation.

Un temps mis en cause pour des faits similaires par l’un de ses fils, l’homme, a bénéficié d’un non-lieu.

Il sera défendu par Me Jean-François Changeur.

Partie civile, Me Myriam Bucau; ministère public, Tiphaine Léon-Dumortier.

Mercredi 4, jeudi 5 et vendredi 6 mars à 9 heures.

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