AFP

Un chirurgien de Saint-Etienne, accusé d’avoir empoisonné ses parents en 1999 en leur injectant un anesthésiant contenant du curare et qui avait été condamné en première instance à 25 ans de réclusion criminelle, a été acquitté jeudi soir en appel.

Après près de cinq heures de délibéré, les jurés de la cour d’assises d’appel du Rhône ont acquitté l’accusé, poursuivi pour « empoisonnement d’ascendants ».

« Je n’ai pas l’ombre d’un doute sur la culpabilité de Jean-Paul Gournier », avait pourtant déclaré, un peu plus tôt dans la journée, l’avocate générale, Jacqueline Dufournet, en requérant 25 ans de réclusion criminelle à l’encontre du chirurgien.

Mme Dufournet avait ironisé sur le changement stratégique d’attitude de l’accusé depuis son premier procès, pour lequel elle représentait déjà le ministère public.

« Nous avions un Jean-Paul Gournier arrogant », qui, en notable jugé dans sa ville de Saint-Etienne, « profitait des suspensions d’audience pour serrer des mains », parmi un public « acquis » à sa cause, et qui « n’avait pas un mot de compassion pour ses parents », avait-elle rappelé.

Aujourd’hui, « nous avons un Jean-Paul Gournier larmoyant. Mais le fond du dossier reste le même », avait-elle ajouté, s’attachant à démonter la thèse d’un « suicide d’un commun accord » du couple, défendue par l’accusé, qui, selon elle, voulait toucher en avance l’héritage de ses parents, âgés de 74 et 82 ans, afin de combler des dettes.

_________________________________________

L’avocat général de la cour d’appel du Rhône a requis jeudi 25 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Jean-Paul Gournier, ce chirurgien de Saint-Etienne (Loire) accusé du meurtre de ses parents, soit la même peine que celle à laquelle il avait été condamné en première instance par la cour d’assises de la Loire.

« Je n’ai pour ma part pas le moindre doute sur la culpabilité de Jean-Paul Gournier et je vous assure que ne serais pas là, sur le banc de l’avocat général, si je n’avais pas cette certitude », a martelé Jacqueline Dufournet aux jurés devant le chirurgien qui clame son innocence depuis le début de l’affaire.

Après avoir démonté les thèses soutenues par la défense (le meurtre du père par la mère suivi d’un suicide ou le double suicide des parents), l’avocat général a passé en revue les difficultés financières de Jean-Paul Gournier au moment des faits. Selon elle, le chirurgien aurait tué pour toucher son héritage.

« Donner la mort à ceux qui vous ont tout donné, ceux qui vous ont donné la vie, ceux qui vous ont donné des conditions exceptionnelles pour faire de brillantes études (…) Les mots me manquent pour décrire ce crime. Pendant dix minutes, ils se sont vus mourir et ils savaient que c’était leur fils qui avait fait ça », a conclu Mme Dufournet.

Avant ce réquisitoire, l’accusé s’était adressé aux jurés, des sanglots dans la voix: « J’aimais mes parents. Pourquoi voulez-vous que je les ai tués? Si j’avais eu besoin d’argent, je n’aurais eu qu’à demander à papa ou maman. Pourquoi me reprochez-vous une telle monstruosité? ». Le médecin s’était ensuite improvisé professeur en expliquant le mode d’action du curare, ce poison qui a tué ses parents, pour défendre son innocence. L’audience reprendra en début d’après-midi avec les plaidoiries de la défense, avant le verdict attendu dans l’après-midi. AP

Procès en appel d’un chirurgien parricide Le chirurgien stéphanois devant la cour d’assises d’appel à Lyon Lyon: 25 ans de réclusion requis contre de Jean-Paul Gournier Jean-Paul Gournier acquitté par la cour d’assises d’appel de Lyon 25 ans de réclusion requis contre Jean-Paul Gournier Un chirurgien français jugé pour le meurtre de ses parents

24 réponses
  1. troadec patrick
    troadec patrick dit :

    je viens de regarder sur m6 l émission coupable non coupable sur l’affaire Gournier.reste des zones d’ombres malgré l’acquitement du fils Gournier 1er comment ne pas retrouver de piqures au bras l’une faite par le fils pour une prise de sang l’autre pour l’empoisonement 2ème le poison a base de curare est un produit étroitement surveiller stocker dans un réfrigérateur qui lui mème est fermé a clé question si la thèse du suiçide est retenue comment madame Gournier se l’est elle procurée la police a t’elle fait le raprochement dans la disparition du fameux poison auprès d’un hopital ou simplement d’un fournisseur de ce produit la défense a avancer la thèse du suicide mème si comme dans l’émission sur m6 madame Gournier aurait brulé la seringue ayant servi a l’injection quant est il de l’ampoule de verre ou était le poison le verre ne peut pas fondre comme ça mème dans un insert a forte température la justice ayant acquité jean paul gournier cela le met a l’abris de toute condamnation mais elle aura failli pour lui comme pour nous afin d’avoir pu faire toute la lumière sur cette affaire

    Répondre
  2. ABDOU
    ABDOU dit :

    Les parents souffre de problèmes.Ils se sont mis en accord avec le soit disant coupable pour leur donner une mort sans souffrance.Le TRACRIUM est un produit que le chirurgien pourrait se le procurer facilement.

    Répondre
  3. michel
    michel dit :

    Simplement 2 choses sur cette affaire et vous aurez comme moi la conviction que le docteur est coupable d’euthanasie.
    Premièrement : si piqure il y avait, l’aiguille en métal aurait été retrouvée car un foyer de cheminé ne brûle pas le métal (et encore faut-il qu’il soit allumé au moment des faits et en pleine chauffe). Comme abdou le dit dans ce cas ou se trouve l’ampoule en verre qui pourrait éventuellement fondre dans le foyer mais dans ce cas en y retrouverait le verre fondue.
    Deuxièmement : quel intérêt Mme Gournier avait elle à jeter la seringue dans le foyer pour la dissimuler sachant (car elle était loin d’être imbécile) qu’en faisant cela elle accuserait forcément et directement son fils médecin vu la nature du produit ; et que de plus elle n’avait pas à rougir de son acte vu ce qu’elle avait déjà dit a ses amis (le fusil servira à tuer mon mari / nous brulerons dans ma maison etc…). Bien au contraire, en passant à l’acte elle aurait montré au monde une dernière fois qu’elle ne supportait pas cette infidèlité et qu’elle le lui faisait payer. (femme de caractère).
    Par contre, le père perdant un peu la tête (faillit mourir 2 jours avant dans un accident de voiture) et elle n’ayant plus gout à la vie, lui ont peut être demandé de les aider à passer de vie à trépas (l’euthanasie chez les médecin n’est plus un secret). Il a alors réfléchit puis a décidé d’accepter (gros intérêt financier en plus). Il a alors échafaudé un plan foireux avec la seringue et le fer à repasser.

    Répondre
  4. EMDEN
    EMDEN dit :

    -si tracrium il y a eu, personne s’est posé la question de savoir comment le couple s’en serait procuré
    -comment auraient-ils eu connaissance de ce produit et de ses effets
    -était il logique pour un couple qui souhaite en finir de monter une manip foireuse au fer à repasser pour mettre le feu à la barraque
    -dans cette affaire il y a plein de détails curieux et surtout une justice de daube qui à de la merde dans les yeux

    Répondre
  5. claude
    claude dit :

    arguments à charge(du fils)

    – s’il s’agit d’un(double)suicide,pourquoi Genevieve tenait-elle tant à faire disparaître la seringue et la fiole alors qu’elle clamait depuis longtemps qu’elle supprimerait son mari puis elle-même – pourquoi ces précautions ? si c’était autant assumé,on aurait dû trouver ces deux objets. – et une femme intelligente peut -elle croire que les enquêteurs puis le corps médical va conclure à une double mort naturelle simultanée ?
    -le samedi 27/11/1999 elle apprend à une amie(qui l’a invitée à un repas)que son mari avait accepté le divorce. Elle éprouve de la joie à le dire et se serait suicidée deux jours plus tard ? son fils était-il au courant ? Si oui, cela peut constituer un motif supplémentaire pour les supprimer(urgence).
    – on retrouve la maison fermée de toute part.Les parents ont-ils fermé la porte après le départ de leur fils(et l’ont accompagné sur le seuil)ou celui-ci avait-il la clef de l’entrée ? Si le fils est coupable,il devait nécessairement posséder une clef et cela peut expliquer aussi pourquoi on a retrouvé les lampes extérieures allumées(jardin). En partant vers 20h, fin novembre il fait nuit ! Jean-Paul aurait donc allumer la lumière alors que si les parents s’en étaient chargés ,on peut penser qu’ils l’auraient éteintes après son départ !
    – des analyses(controversées) sur la rigidité cadavérique permettent à JP de dire que la mort de ses parents est survenue vers 23 h et non vers 20h(son départ),ce qui semble lui donner un alibi puisqu’il était avec sa famille à ce moment là,pourtant comment expliquer que le coups de téléphone passé par sa soeur à ses parents vers 20h30 n’ait pas obtenu de réponses ? étaient-ils vivants à cette heure ?
    – JP explique que s’il avait voulu injecter le poison à sa mère ,il aurait choisi le bras droit,parce que l’autre était plus difficile d’accès(entravé par des meubles),sauf que, en choisissant le bras droit il aurait beaucoup de mal à faire croire que sa mère se serait inoculé le poison de la main gauche(surtout pour une opération aussi périlleuse).
    – depuis 25 ans qu’elle se savait trompée,sa vengeance a été quelque peu tardive – cette femme de caractère a fait montre d’une patience infinie et à quoi bon se réjouir du divorce si c’est pour s’autolyser deux jours plus tard !
    – d’après les experts toxicologues(au nombre de 6 !),ce n’est pas qu’ils pensent que c’est peu probable d’avoir eu le temps d’exécuter cette funeste tâche,mais bien impossible ! le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a eu un timing excellent- il fallait aussi qu’elle connaisse ce poison,le bon dosage,ses effets,le subtiliser,et savoir qu’elle n’avait qu’une poignée de secondes pour ce faire(elle a 82 ans quand même !)
    – est-on seulement certain que les parents de JP ne se sentaient pas(coïncidence troublante !) bien le lendemain du repas(pleurotes)pris chez leurs amis.Cela peut-être un prétexte pour
    leur faire une prise de sang …
    – psychologiquement,il semble assez calculateur,froid,intelligent pour mener à bien une telle entreprise et n’a pas montré de réelle affliction.
    -j’ai noté aussi pas mal d’hésitations lors de l’entretien consacré avec Hondelatte,comme s’il voulait s’assurer de ne pas dire des choses compromettantes,donc un petit manque de spontanéité !
    -il a aussi tendance à fermer les yeux pendant 3 ou 4 secondes lors de passages que j’estime délicats,peut-être pour mieux se concentrer ou pour « ne pas voir ce qu’il dit » – ceci est évidemment très subjectif mais j’y ai pensé quand j’ai visionné pour la 3è fois cette affaire.

    Répondre
  6. alfonsofarr
    alfonsofarr dit :

    c’est un meurtre parfais..bien joué monsieur le chirurgien;mais il devras vivre avec ça toute sa vie car de toute façon il l’aurais eu son héritage mais plus tard quand il aurais été ruiné………

    Répondre
  7. laure
    laure dit :

    Je suis outrée!!! Je viens de voir le reportage concernant cette affaire et je ne comprends pas comment ce chirurgien n’est pas derrière les barreaux!! Je suis jeune,plus à l’école , je n’ai pas fait ni des études de sciences ou de droits mais c’est évident au vu des contradictions qu’il est coupable!! Pour ne pas reprendre les points déjà cité dans les autres commentaires il y a aussi le fait que ses parents aient ouvert des livrets pour leurs petits-enfants…si l’argent partait pour les petit-enfants d’office il y en aurait beaucoup moins pour lui…enfin ses dettes surtout…Je ne vais pas énumérer toutes les contradictions ce serait se répéter mais je me demande sur quoi se sont basés les jurés pour rendre leur verdict. On met bien des innocents en prison pour moins que ça!! De plus quand dans l’émission ils disent que ce serait inhumain de tuer ses parents « juste pour 350000euros » c’est absurde on a deja bien vu des parricides pour bien bien moins que ça!! Généralement en regardant ce genre d’émission non élucidée j’ai toujours un doute, une suspicion mais là dès le début c’est très clair IL EST COUPABLE!!! j’ai cru en regardant l’émission que c’était une grosse blague ou que la 1ère fois que l’émission est passée c’était un 1er Avril j’aurai pu comprendre mais là….il devrait être en taule à l’heure qu’il est et non au bloc opératoire!!!

    Répondre
  8. bastien
    bastien dit :

    Jean paul est innocent est n’est qu’une victime, des scenario imaginable vous pouvez en sortir beaucoup mais vous ne pouvez pas dire qu’il est coupable etc en aucun cas il n’aurait pu tuer ses parents, des problèmes d’argent ?? Il n’avait qu’a demander a ses parents au pire a ses amis, ses amis qui lui ont tous soutenus et qui l’aurait aider sans nul doute et il le sais très bien. Un homme qui est devenu chirurgien pour sauver des vies !!! Et pas pour les enlever !!! Certe il y a des question a se poser sur des preuves manquante ok mais beaucoup de monde savait que sa mère n’etais pas tranquille et sa suffit elle n’avait rien a faire de se qui pouvais se passer ensuite une mort sans douleur elle l’a trouvée en se renseignant tout simplement il est innocent et je suis pas le seul et beaucoup de gens le savent egalement ceux qui disent le contraire devrais d’abord se taire avant de dire n’importe quoi mettez vous a sa place en tant que victime n’ayant rien avoir dans l’histoire et effectivement avoir des preuves contre sois pour un meutre n’ayant pas commis en plus de ses parents je ne pense pas que se soit agreable alors n’ayant aucune VRAI preuves contre lui il est innocent et le restera durant toute sa vie parce qu’il a fait serment de faire son mieux pour sauver des vies et non pas le contraire !

    Répondre
    • yedek
      yedek dit :

      Bastien, en lisant cela, j’ai l’impression que tu vis au pays des bisounours. Un médecin, un pompier, un policier, une infirmière peuvent tuer et voler tout en continuant à sauver des vies.
      Comme il a été écrit plus haut, tu peux etre assassiné à Paris ou a Bogota pour 300 euros. Des pauvres continueront à se faire exploiter, torturés par d’autres un peu moins pauvres (clans mafieux dans les favelas ou bidonvilles de Calcutta). Donc , par pitié, pas de clichés liés au métier!

      Répondre
  9. impatient57
    impatient57 dit :

    pour moi , il est clair qu’il est coupable, le plus triste c’est qu’il ose se pavaner dans l’émission « faites entrer l’accusé » et se considérer comme victime !
    je le plains sincérement , avoir tuer pére et mére pour de l’argent, je plains aussi ses enfants, qui le croient innocent !
    bref, un sacré salaud ce chirurgien ?

    Répondre
  10. Périé
    Périé dit :

    On peut effectivement se demander comment le Tracrium est arrivé jusque dans la maison des parents. Seule une personne sortant du bloc peut faire passer l’ampoule, qui est accessible par tous dans le bloc. Ce qui est étonnant, c’est que la personne qui a fait la piqûre, que ce soit Geneviève ou son fils, n’y ait pas ajouté du propofol, ce qui lui aurait permis d’en finir d’une manière plus douce, alors qu’avec du curare seul, la mort arrive par étouffement puis arrêt cardiaque. Ce protocole est souvent utilisé par les anesthésistes qui veulent mettre fin à leurs jours dans des conditions d’endormissement( plus curare) qui ne permet pas de prendre le billet de retour.

    Répondre
  11. dumontel
    dumontel dit :

    suite : il a récolté un héritage substantiel, son impunité et la liberté. Comment s’y est-il pris pour transformer ses meurtes et suicides ? Le plus simplement du monde pour un spécialiste de la chirurgie vasculaire. Avec l’accord de ses parents il leur a fait une prise de sang. Puis par le même trou fait par l’aiguille, il leur a injecté le curare. (Sur la photo du bras de la mère, le trou de l’aiguille a l’air vraiment important). C’est tout-à-fait réalisable pour un chirurgien dont le domaine est celui des artères et des veines. Reste des zones d’ombre que ses avocats ont exploitées. Mais inutile de rechercher seringue et aiguille. Il les a remportées avec lui. Et a refermé la porte à clé derrière lui. Les jurés du procès en appel ont été noyés par le blabla des experts et contre-experts en toxicologie. La mère a été retrouvée dans son fauteuil. Ce n’est donc pas trois mètres mais six, aller-retour, qu’elle a dû accomplir dans l’hypothèse où elle aurait jeté seringue et aiguille dans le foyer de la cheminée, où on les aurait retrouvées. En question : le ministère public peut se pourvoir en cassation dans l’intérêt de la loi. Et s’il y a cassation, l’affaire peut être rejugée. Ce pourvoi n’est pas soumis à délais.

    Répondre
  12. dumontel
    dumontel dit :

    Après avoir revu l’émission  » faites entrer l’accusé » je constate qu’il y a trop de zones d’ombre dans cette affaire suite aux négligences des enquêteurs qui, en effet, n’ont pas exploité la scène du crime comme ils l’auraient dû.Il subsiste donc un doute quant à l’identité de l’assassin et ce doute doit légitimement bénéficier au mis en cause. Aussi je vous demande de ne pas publier mon précédent message.

    Répondre
  13. Martin
    Martin dit :

    Passionnante rediffusion avec le sentiment qu’en cours d’Assise comme en Justice en général on peut très facilement voir sa vie prendre un cours opposé avec le même dossier uniquement en raison de l’atmosphère d’une coure ou de l’attitude du prévenu….Cela fait songer au triple procès Dils acquitté aux forceps sans autre élément que le fantôme de Francis Heaulme . Quand on visionne l’émission on se dit que logiquement cet homme est coupable mais qu’il a en changeant sa présentation obtenu un avantage psychologique.
    Enfin si il y a doute même ténu en faveur de Gournier comme de Dils mieux vaut qu’il soient acquittés……

    Répondre
    • O'Live
      O'Live dit :

      Une question me taraude; si J-P Gournier, chirurgien de son état, qui ne doit pas être particulièrement stupide et qui paraît d’ailleurs très calculateur, avait décidé un jour d’empoisonner ses parents de cette manière, il aurait forcément su que des analyses toxicologiques allaient être pratiquées sur les corps de ses parents et que l’on y découvrirait des traces de curare, produit que l’on ne trouve que dans les blocs opératoires. A moins que cela soit une manoeuvre de sa part, bien risquée me semble-t-il, pour prouver par l’absurde qu’il ne peut pas être l’auteur de ce parricide, comment ce chirurgien (s’il est coupable) aurait-il pu commetttre une telle imprudence..?

      Répondre
  14. Michel THYS
    Michel THYS dit :

    Le cas du docteur Gournier a été évoqué ce 5 mars dans l’émission « Devoirs d’enquête » de la RTBF.
    Le reportage ne fournit évidemment pas tous les éléments de l’enquête, mais toutes les pistes ne me semblent pas avoir été explorées.
    Seuls Jean-Paul Gournier et sa soeur avaient intérêt à la mort, fût-ce par suicide, de leurs parents : l’un des deux est donc forcément coupable, ou alors il y a eu connivence entre-eux.

    Cette affaire n’est pas résolue malgré l’acquittement sur base du témoignage incroyable de l’expert canadien disant que Madame Gournier, après avoir tué son mari, et s’être injecté le curare, pouvait encore se déplacer ! Il ne s’agit pourtant pas d’un suicide (bien qu’annoncé), puisque dans ce cas, on aurait retrouvé la seringue ou au moins son aiguille ! Ou alors, il faudrait imaginer que la soeur, arrivant après le départ de son frère, aurait fait disparaître la seringue, pour le faire accuser et ainsi bénéficier seule de l’héritage.

    Or on ne dit rien dans le reportage à propos de cette soeur, à part sa conversation téléphonique (enregistrée) avec son frère. Elle lui a dit :
    « Tu savais, toi, que le nylon fond, et ne brûle pas ? » Elle l’ignorait donc, et aussi le fait que la bouteille de gaz était vide. Avait-elle un alibi ? Apparemment pas, puisqu’elle dit avoir téléphoné à 20,30 h. chez ses parents (pour tenter de s’en donner un).

    Le soi-disant malaise des parents, suite à des champignons, a-t-il été inventé pour justifier la prise de sang, dans le but de prouver l’absence de curare ?
    Je suppose que c’est lors de l’autopsie qu’on a trouvé du curare le sang des parents, et non dans celui de la prise de sang, car dans ce cas, ils auraient dus être morts à ce moment !

    Ce serait donc J-P Gournier qui, immédiatement après la prise de sang, aurait injecté du curare ? Mais il devait savoir qu’on le retrouverait dans le sang de ses parents, ce qui l’accuserait ! A moins qu’il ait cru qu’une faible dose ne serait pas détectable, ou bien qu’il ait été convaincu qu’on n’accuserait jamais un médecin d’avoir assassiné ses parents, ou enfin, parce qu’il espérait que tant d’invraisemblances créeraient un doute qui lui profiterait ?
    Ce fut le cas … ! Certes, « le doute doit profiter à l’accusé », mais comme trop souvent, j’estime que la Justice aura été plus formaliste que juste …

    Répondre
  15. jacques
    jacques dit :

    je viens de revoir hier « faites entrez l’accusé » et cette affaire.Au delà des éléments matériels qui sont à charge ; ce qui me gêne le plus pour dire que ce chirurgien soit acquitté ( i l l’a été dont acte) est le fait uniquement :
    – que l’on s’appuie sur le fait qu’il soit un bon chirurgien et qu’il aide à guerir des gens dans son métier ( encore heureux!)
    – que l’on s’appuie sur des témoins de moralité ( la plupart soignés par lui….donc pas neutres)
    – que des charges telles que le besoin d’argent ( il était pratiquement en faillite personnelle) soient balayées en disant que pour un chirurgien avoir 500 000 euros de découvert a sa banque est dans le normalité….

    J’ai vécu longtemps en province et j’y retrouve à travers cette affaire les relents de castes sociales intouchables qui se protègent entre eux mais surtout et pire qui ont réussi à endormir les plus modestes sur le bien fondé d’une telle discrimination

    Répondre
  16. gilles
    gilles dit :

    Ce chirurgien est coupable. Ceci dit il est possible qu’il ait obéi à ses parents, qui auraient manifesté la volonté d’en finir. La cour aurait dû statuer dans ce sens, avec une peine minime.

    Répondre
    • toni
      toni dit :

      Le chirurgien est coupable et les enquêteurs sont des incompétents !

      Je peux vous certifier que s’il y avait eu du feu dans la cheminée, avec le gaz comme l’ont trouvé les pompiers : ouvert, la maison aurait explosé en moins de 10 minutes… par ailleurs si la seringue aurait fondu l’aiguille ne pouvait pas !

      Comme Christine Blaise Villemin : le docteur Gournier a pris l’Opinion publique pour du « jambon »

      Répondre
  17. d
    d dit :

    bonjour, je voudrais dire un truc sur jean pol gournier, sur la mort de ces parents,vous savez que une fois medecin, en tout cas dans le monde de la medecine vous jurez de guerir les malades et moi je suis sertaine que monsieur gournier est innocent a 100 pour cents
    vous imaginer si cetait vrai tout secroule pour lui, non,non il est innocent pour ceux qui disent le contraire sachez que dans le monde de la medecine vous preter serment et moi je suis sure quil nai pas coupable

    Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.