Deux détenus jugés pour viol et actes de barbarie

Les deux hommes sont accusés notamment d’avoir contraint leur victime à effectuer les tâches ménagères avant de tenter de la pendre, convaincus qu’en cas de suicide ils seraient « libérables ».

La maison d'arrêt de Bois d'Arcy. (AFP)

La maison d’arrêt de Bois d’Arcy. (AFP)

Freddy Phimphrachanh et Thomas Roos incarcérés à la maison d’arrêt de Bois d’Arcy (Yvelines) sont accusés de viols et d’actes de tortures et de barbarie sur un co-détenu pour des faits qui datent de 2008. Le procès s’est ouvert jeudi 10 septembre devant la cour d’Assises des Yvelines. Freddy Phimphrachanh, détenu depuis 2006 à Bois d’Arcy notamment pour violences aggravées, vol aggravé et agression sexuelle sur mineur, partageait depuis deux semaines sa cellule avec la victime, quand ils ont été rejoints par Thomas Roos, détenu depuis le 6 mars 2008 pour violences.
Les deux accusés ont d’abord contraint la victime à effectuer les tâches ménagères avant de tenter de la pendre, Freddy Phimphrachanh ayant convaincu son complice qu’en cas de suicide du troisième homme ils seraient tous deux « libérables« .

Trois jours de calvaire

Du 30 avril au 3 mai 2008, les deux jeunes hommes, qui occultaient l’œilleton de la cellule avec une serviette pendant les faits, avaient suspendu une corde fabriquée avec un drap pour pendre à plusieurs reprises leur codétenu, en le faisant monter sur un tabouret, qu’ils faisaient glisser par moment pour le faire suffoquer. Décrit comme le « meneur », Freddy Phimphrachanh avait tenté de faire rédiger à la victime une lettre d’adieu à sa mère mais elle s’y était refusée.
Freddy Phimphrachanh avait également contraint son codétenu à lui pratiquer une fellation, tandis que Thomas Roos l’avait sodomisé avec une banane.
Les accusés avaient également piqué le jeune homme sur le corps avec des aiguilles à coudre et lui avaient rasé la tête.
La victime finira par se confier à un autre détenu au cours d’une promenade.

« En prison, c’est la loi du plus fort »

Jeudi matin, les débats ont débuté par l’examen de la personnalité des deux accusés. A cette occasion, Freddy Phimphrachanh a expliqué que « le monde carcéral et l’extérieur, c’est deux mondes différents ». « En prison, c’est la loi du plus fort », a-t-il ajouté.
Le verdict est attendu vendredi.

(Nouvelobs.com)

NOUVELOBS.COM | 10.09.2009 | 15:26
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