Un nourrisson de trois mois est mort du syndrome du bébé secoué en juillet 2006. Son père comparaît devant la cour d’assises de l’Aisne, à partir d’aujourd’hui.

La vie du petit Erwan a été courte. Il est né le 22 avril 2006 à Saint-Quentin, et est mort quelques mois plus tard au centre hospitalier universitaire d’Amiens où il avait été transféré, après son admission au centre hospitalier de Saint-Quentin, le 23 juillet.

Selon des expertises, effectuées en novembre 2006, l’enfant est décédé des suites de plusieurs hématomes sous-duraux – d’âges différents – avec compression du nerf optique. Ce qui signifie que le bébé a subi de violents secouements, à plusieurs reprises, au fil des semaines.

Le premier pourrait avoir eu lieu en mai. Le père de l’enfant, un homme de 32 ans aujourd’hui, l’aurait projeté sur le canapé. Un autre acte de violence aurait eu lieu sur le bébé au cours de la nuit du 22 au 23 juillet 2006 ; l’enfant était alors hospitalisé à Saint-Quentin, avant d’être transporté à Amiens, dans un état de coma aréactif, avec une aggravation des fonctions vitales et sous assistance ventilatoire.

Il n’est pas exclu que le bébé ait été victime d’autres gestes violents entre ces actes, eu égard à des signes épileptiques, relevés lors de l’autopsie du petit corps.

À chaque fois, l’enfant était placé sous la garde de son père qui a reconnu quelques gestes brusques envers son fils. Il a été mis en détention le 2 août 2006 avant d’être remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire le 29 novembre suivant.

Sa compagne, qui est la mère de l’enfant, s’est portée partie civile dans cette affaire. Elle sera défendue par Me Jean-Marc Prudhomme.

F.-J. C.

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