le 06 novembre 2009 à 18:08

Le rappeur est poursuivi avec ses deux gardes du corps pour avoir violemment frappé un autre rappeur, Black V.NR, en avril dernier, dans les locaux de la radio Génération 88.2.

Le célèbre rappeur Kery James avait rendez-vous devant la 24e chambre du tribunal correctionnel de Paris ce vendredi après-midi. Il est pousuivi pour des faits de « violences en réunion avec usage d’une arme ayant entraîné une interruption temporaire de travail supérieur à 8 jours ». L’affaire remonte au 27 avril dernier dans les locaux de la radio Génération 88.2 où il s’était rendu à l’occasion de la sortie de son nouvel album « Réel« . Avec lui, deux personnes présentés comme des « gardes du corps ». Un autre rappeur, Black V.NR, animateur de la radio et ex collaborateur de Kery James est également présent.

« Ex » collaborateur car depuis quelques temps un contentieux financier oppose les deux artistes, qui ont co-signé un titre sur le dernier album de Kery James, devenu disque d’or en 2008. Estimant avoir été floué, Black V-Ner avait, dans une vidéo diffusée sur You Tube, traité Kery James d' »escroc » et de « fils de pute ». Se retrouvant en face à face dans les locaux de la radio, une violente bagarre a éclaté. Black V.NR en ressort  sérieusement amoché : un traumatisme crânien et une machoire fracturée et 20 jours d’ITT, d’après son conseil.

« On a perdu les pédales »

Selon Kery James, présent vendredi à l’audience, Black V-Ner l’avait menacé, raison pour laquelle la Warner, sa maison de disques, lui avait fourni deux gardes du corps. Au moment où Black V-Ner s’est présenté à la radio, où il était interdit d’entrée, il s’est fait rouer de coups par les trois hommes, armés entre autres d’un couteau et de poings américains. « C’était un moment de folie. On a perdu les pédales », s’est défendu Kery James, assurant qu’il ne cherchait qu’à se protéger de son adversaire.

« Le dossier a été pris à l’envers (…) Black V-Ner, c’est un molosse d’1,95 mètre. Il est beaucoup plus costaud que les trois réunis« , a renchéri son avocat, Me David-Olivier Kaminski, en rappelant les menaces de Black V-Ner, « un inconnu dans la musique » qui souhaite prendre à Kery James « l’argent de sa réussite ». « C’est nous qui aurions pu être partie civile pour une tentative d’extorsion de fond », s’est-il indigné, rappelant que Black V-Ner n’avait pas porté plainte dans l’affaire.

« littéralement massacré »

« Mon client s’est fait piéger sur son lieu de travail, avait de son côté commenté sur TF1 News l’avocate de Black V.NR, Me Mariana De Sevin. C’était un guêt apens. Les trois individus qui ont l’agressé étaient cagoulés et armés de poings américains et ce n’est que l’arrivée de la police qui a permis d’arrêter cette bagarre d’une extrême violence« .

Considérant que les trois hommes avaient « littéralement massacré » la victime, le procureur Agnès Chenard a requis à leur encontre des peines allant de 8 à 12 mois ferme. Délibéré le 20 novembre.

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