Un Cognaçais condamné à un an de prison pour avoir « pété un câble »

Tarek Maftouh, un Cognaçais de 30 ans, est un habitué des maisons d’arrêt… Son casier judiciaire, long comme un jour sans pain, en témoigne. Depuis 2006, ce jeune père de famille dit pourtant s’être calmé… Mais ce 5 mars, il va à nouveau déraper. La faute à quoi ? Sa compagne l’aurait trompé. « J’ai vu qu’elle avait un site Facebook (sic). J’ai cru que… Enfin, peut-être qu’elle avait rien fait », s’interrogeait-il lui-même, au moment de comparaître, hier, devant le tribunal d’Angoulême.

Sans ça, « jamais je ne serais revenu devant vous », jure-t-il. « C’est un pétage de câble ! ». Et quand il « pète un câble », Tarek ne fait pas semblant. Ce 5 mars, vers 5 heures du matin, Tarek a pris de la cocaïne. Il est assis dans sa voiture, à Cognac. Et quand une patrouille passe à la hauteur de son véhicule, dont les plaques d’immatriculation sont masquées, Tarek, qui n’a pas le permis, démarre en trombe.

Il conduit comme un forcené pour semer ses poursuivants, brûlant des feux, zigzagant sur le côté gauche de la route. Arrivé à Fontcouverte, il atterrit dans une impasse, défonce un portail, fait le tour de la propriété et repart vers Cognac, toujours à la même vitesse… Avant, curieusement, de se présenter au commissariat entre 7 heures et 8 heures pour dire qu’il a été victime d’un cambriolage. L’excuse ne prend pas. Tarek, bien connu des services de police, a été reconnu sans aucun doute.

L’attirail du revendeur

Dans la voiture, les enquêteurs vont retrouver six têtes de cannabis, une calculette, une balance, un cutter chauffé, « le parfait attirail du revendeur », décrypte la présidente Sylvie Heras de Pedro. Après perquisition à son domicile, l’addition se révèle bien plus lourde : 100 g d’herbe et 14 g de cocaïne…

Tarek reconnaît tout. « Je reconnais que j’ai psychoté avec l’abus de cocaïne », dit-il sans omettre de présenter ses excuses au propriétaire du portail, présent dans la salle et partie civile dans cette affaire.

Les réquisitions d’Emmanuelle Sabourault sont implacables : la substitut du procureur dénonce des « faits gravissimes » commis par quelqu’un qui a déjà été condamné à quatorze reprises. « Vous avez fait courir des risques inconsidérés aux policiers et aux autres usagers de la route utilisés comme des boucliers humains », note-t-elle, avant de réclamer, pour des faits commis en état de récidive, la peine plancher (quatre ans de prison) et la révocation d’un sursis antérieur.

Pour la défense, Me Barraud-Le Boulc’h rappelle tout de même que les aménagements de peine dont a bénéficié son client ne sont pas « une chance qu’on lui a donnée », mais sont bien justifiés au regard de son comportement et de sa volonté de réinsertion.

Six mois de sursis révoqués

Avant que le tribunal ne délibère, Tarek fond en larmes et s’excuse à pleins poumons. Peine (pas tout à fait) perdue : il est condamné à un an de prison. Une condamnation à laquelle s’ajoute la révocation d’un sursis de six mois. Soit 18 mois au total. Tarek a été placé en mandat de dépôt.

Auteur : B. R

1 réponse
  1. Aldo
    Aldo dit :

    Il n’avait qu’à pas surveiller ce que faisait sa femme sur internet, ce n’est pas parce que c’est sa femme qu’elle n’a pas droit à une vie privée ! Et oui, la curiosité est un vilain défaut !

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