Articles

Jugée aux assises pour l'enlèvement d'un bébé

Une femme comparaît à partir de lundi devant la cour d’assises du Val-d’Oise pour l’enlèvement d’un nourrisson. Rarement ce genre d’affaires est examiné par une telle juridiction.

Une femme de 40 ans est jugée à partir de lundi devant la cour d’assises du Val-d’Oise pour l’enlèvement en août 2005 d’un nourrisson de deux jours à l’hôpital de Gonesse.

Le 25 août 2005, un enfant de trois jours avait été enlevé à l’hôpital de Gonesse, dans le Val-d’Oise, et retrouvé sain et sauf quelques heures plus tard au domicile de sa kidnappeuse, à Neuilly-Plaisance, en Seine-Saint-Denis. Cette femme, d’origine indienne et en mal d’enfant, avait prétexté devoir faire un vaccin au nouveau-né pour s’en emparer sous les yeux de la jeune maman.

Pour l’avocat des victimes, Me Pierre Lumbroso, la famille reste très marquée par cette affaire :

L’accusée, qui a reconnu les faits et a déjà effectué 9 mois de détention provisoire, encourt une peine allant jusqu’à 30 ans de prison.

____________________________________________

Enfant enlevé: 1 an et demi ferme requis

AFP
24/06/2009 | Mise à jour : 07:30 | Commentaires 2 | Ajouter à ma sélection
Le vice-procureur de la République de Pontoise, Charles Modat, a requis cinq ans de prison, dont un an et demi ferme, à l’encontre d’une femme qui avait enlevé un nourrisson à la maternité de Gonesse (Val-d’Oise) en 2005.

Il a également requis une mise à l’épreuve avec obligation de soins et l’indemnisation des victimes. L’accusée a comparu libre sous contrôle judiciaire devant la cour d’assises de Pontoise.

L’accusée a annoncé lundi, lors du procès, qu’elle était enceinte de quatre semaines, analyses médicales à l’appui. « Ce qu’elle a fait va lui revenir en pleine figure lorsqu’elle aura le bébé, il faudra qu’elle soit suivie », a précisé Caty Richard, avocate de l’accusée.

___________________________________________

Un an et demi de prison ferme pour la ravisseuse d’un bébé

23.06.2009, 23h22 | Mise à jour : 24.06.2009, 08h44

Elle avait enlevé un nourrisson à la maternité de Gonesse (Val-d’Oise) en 2005. La ravisseuse a été condamnée cette nuit à un an et demi de prison ferme par la cour d’assises du Val-d’Oise à Pontoise. Le vice-procureur de la République, Charles Modat, avait requis cinq ans de prison, dont un an et demi ferme, à l’encontre de cette femme de 36 ans, aujourd’hui enceinte de quatre semaines.

L’accusée, qui comparaissait libre sous contrôle judiciaire, a déjà effectué neuf mois de détention provisoire et ne devrait pas retourner en prison.

Le 25 août 2005, cette femme d’origine indienne se fait passer pour une employée des services sociaux pour entrer dans une chambre de la maternité de Gonesse. Elle prétexte un vaccin pour disparaître avec le bébé. Dans les jours précédant l’enlèvement, elle avait appelé plusieurs fois l’hôpital de Gonesse, et savait qu’une femme indienne devait y accoucher. Depuis dix mois, elle s’était inventé une grossesse, qu’elle avait annoncée à ses proches. Elle avait interdit à son mari de la voir nue et de la toucher.

Lorsqu’elle sort de la maternité avec le bébé, elle se rend devant la clinique de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), appelle son époux et lui dit qu’elle vient d’accoucher. Celui-ci vient la chercher et l’emmène avec le bébé à leur domicile de Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis). Cette femme, arrivée en France à 17 ans, mariée de force et brouillée avec ses parents suite à son re-mariage avec un homme d’une caste inférieure, est connue dans la communauté indienne pour être stérile. Cela permet aux policiers de retrouver sa trace. Ils interpellent les époux à leur domicile en fin de soirée. La femme a dans les bras le bébé, qui porte toujours au poignet son bracelet de naissance, avec son nom.

Le couple est placé en garde à vue. Elle reconnaît l’enlèvement, mais reste floue sur ses motivations, dont elle donne plusieurs versions au cours de ses auditions successives. Son mari dit ne pas être au courant. Ils sont mis en examen et placés sous mandat de dépôt. La femme a été détenue jusqu’en juin 2006. Son mari a été placé en détention provisoire durant trois mois. Le juge d’instruction a prononcé un non-lieu à son encontre.

L’expert-psychologue qui avait examiné la ravisseuse en janvier 2006 a précisé que «ce n’est pas une femme qui délire», et évoqué un «désir de grossesse» devenu une «idée envahissante». En 1997, la femme s’était rendue aux urgences, décrivant les symptômes d’une fausse-couche, et se disant enceinte de six mois. Des examens avaient montré qu’il n’y avait pas de grossesse. «Mais l’enjeu du désir d’enfant est beaucoup plus large», a ajouté l’expert, parlant de «justification de l’union avec son mari» et d’un «engagement, ou perçu comme tel, de son mari, d’arrêter de boire si un enfant arrive».

L’accusée a annoncé lundi, lors du procès, qu’elle était enceinte de quatre semaines, analyses médicales à l’appui. «Ce qu’elle a fait va lui revenir en pleine figure lorsqu’elle aura le bébé, il faudra qu’elle soit suivie», a précisé Caty Richard, avocate de l’accusée.

Leparisien.fr

Jugée aux assises pour l’enlèvement d’un bébé Assises – Elle avait enlevé un bébé à l’hôpital de Gonesse Un an et demi de prison ferme pour la ravisseuse d’un bébé La ravisseuse d’un nourrisson risque un an et demi de prison Deux ans de prison requis pour l’enlèvement d’un bébé