Le procès du meurtrier présumé de Karim Zaiter a repris ce mercredi matin devant la cour d’assises de la Haute-Vienne. Comme au premier jour, l ‘audience se déroule devant une salle comble. Plusieurs jeunes gens et autres curieux attendent de pouvoir accéder à la salle, aucune personne n’étant autorisée à rester debout.

Audition de la femme de l’accusé. Le procès de Laurent Martin, le meurtrier présumé de Karim Zaiter, s’est poursuivi ce mercredi matin devant la cour d’assises de la Haute-Vienne par l’audition de la femme de l’accusé.

Tremblant, en larmes, à la barre, la jeune femme, mère de deux enfants, n’a pas pu témoigner debout comme il est de tradition. La présidente lui a alors proposé une chaise.

L’épouse de l’accusé a été citée à l’audience notamment parce qu’elle était présente dans l’appartement lorsque Laurent Martin a fait feu avec sa carabine. Il lui aurait alors expliqué qu’il avait utilisé une simple carabine à plombs. Le couple est en instance de divorce.

Très longue audition d’un policier. Le commandant de police, responsable de l’enquête sur le meurtre de Karim Zaiter, a déposé très longuement ce mercredi matin devant la cour d’assises de la Haute-Vienne.

L’officier a rappelé en détail les nombreuses investigations menées par la police judiciaire de Limoges. Elle est revenue en particulier sur l’une des fausses pistes qui avait conduit à l’interpellation d’un autre habitant de Beaubreuil, mis ensuite hors de cause.

Diffusion de trois vidéos. La cour d’assises qui doit juger le meurtrier présumé de Karim Zaiter a visionné ce mercredi après midi trois vidéos tournées le jour du drame.

Les documents ont été diffusés sur un téléviseur grand écran pour la cour, et sur un écran de rétroprojecteur pour la salle. Les trois vidéos avaient été tournées par des jeunes du quartier grâce à des téléphones portables. Ils montrant les quads sillonnant le terre plain au bas des immeubles, labourant littéralement la pelouse. Une scène qui pourrait être favorable à l’accusé tant elle illustre les nuisances des engins.

Un expert en balistique entendu. L’expert a expliqué pour quelles raisons il avait eu de grosses difficultés à désigner la position exacte du tireur ; celle-ci n’ayant pu être établie qu’après l’interpellation de Laurent Martin.

Tir à la hanche « compatible » selon un expert. Un deuxième expert en armes a été entendu au cours de l’audience de mercredi après midi de la cour d’assises de la Haute-Vienne.

Ce spécialiste a indiqué à la cour que les déclarations du meurtrier présumé de Karim Zaiter étaient compatibles avec ses constatations. Laurent Martin affirme ne pas avoir visé mais avoir fait feu au jugé, l’arme à la hanche. « Ce n’est pas une certitude, mais cela ne peut pas être exclu », a affirmé l’expert.

« Rien à voir avec un tir de sniper ». L’expert en armes entendu par la cour d’assises de la Haute-Vienne a fourni des arguments que ne manquera pas de reprendre la défense de Laurent Martin, le meurtrier présumé de Karim Zaiter.

Le spécialiste, expert du GIGN a estimé que le tir mortel « n’avait rien à voir avec celui d’un snipper », ces tireurs d’élite chargés d’abattre une cible.

« Un tireur d’élite, a expliqué l’expert, prépare son arme, pas une 22 long rile, règle sa lunette, choisit ses munitions ». Pour ce spécialiste, l’issue tragique du tir est « un mauvais concours de circontances. Si la balle n’avit pas touché un organe vital, la victime aurait été seulement blessée. »

Bernard Bouillon

Le Populaire du Centre
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