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Piaget : le braqueur au borsalino revient devant les assises

· Rédaction d’Intime Conviction · 2 min de lecture

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Il y a des surnoms qui survivent aux décennies de prison et finissent par précéder ceux qui les portent. « L’homme au borsalino » est de ceux-là. Aïssa Bendjaber, dont la carrière judiciaire est déjà longue, doit retrouver les assises le 9 novembre. Cette fois, il s’agit de l’attaque de la boutique Piaget, rue de la Paix à Paris, en août 2023.

Avec lui, cinq hommes et une femme doivent être jugés par la cour d’assises de Paris, selon une dépêche AFP publiée le 7 novembre. Les débats sont annoncés jusqu’au 20 novembre. Sept personnes comparaissent ; chacune doit être jugée pour les faits et la participation qui lui sont personnellement reprochés. Ni la réputation de l’accusé principal ni ses condamnations anciennes ne sauraient tenir lieu de preuve dans le dossier présent.

La joaillerie et le temps du braquage

Le 1er août 2023, la maison Piaget est visée par un vol à main armée au cœur du quartier parisien de la haute joaillerie. Les informations publiées à l’époque et reprises par l’AFP font état d’un préjudice considérable, évalué à plusieurs millions d’euros. Les montants annoncés ont varié selon les sources et les étapes de l’enquête : il serait imprudent d’en faire un chiffre définitif avant les débats.

Le cambriolage d’une bijouterie de luxe a un décor presque trop facile pour le récit : une adresse connue, des vitrines, des bijoux précieux, un butin qui disparaît. Au procès, pourtant, le décor doit s’effacer devant des questions plus précises. Qui a préparé l’opération ? Qui est entré dans les lieux ? Qui a participé à la fuite ou à la revente éventuelle des objets ? Et que permettent réellement d’établir les investigations ?

En avril 2025, Le Parisien rapportait que l’instruction touchait à son terme et que le butin n’avait pas été retrouvé. Le passage de l’enquête au jugement signifie que les accusations devront désormais être exposées, discutées et éprouvées contradictoirement devant une juridiction criminelle.

Le poids d’une réputation

La presse décrit Aïssa Bendjaber comme un braqueur récidiviste et rappelle ses nombreuses années de détention. Un portrait du Parisien, publié en septembre 2026, retrace sa trajectoire et une audience relative à la prolongation de sa détention. Ces éléments de parcours éclairent la place singulière qu’il occupe dans le dossier médiatique, mais n’établissent pas sa culpabilité pour les faits de 2023.

Pour les six autres accusés, la même prudence s’impose. Les qualifications exactes, les rôles imputés à chacun et les réponses des défenses devront être appréciés au cours de l’audience. Une accusation collective n’efface jamais la nécessité d’un examen individuel.

Ce qui commence le 9 novembre

Les assises doivent donc revenir sur une opération ancienne de trois ans, au croisement de la criminalité organisée, des objets de très grande valeur et d’un itinéraire personnel déjà largement raconté. La justice, elle, ne juge pas un surnom. Elle statue sur des faits, des responsabilités et des preuves.

À la veille de l’ouverture annoncée, aucune décision n’a été rendue dans ce procès. Le calendrier demeure prévisionnel et peut être modifié par la cour. Le déroulement de l’audience devra préciser ce que les accusés reconnaissent, contestent ou expliquent, et ce que les éléments du dossier permettent effectivement de retenir.

Sources