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Jugés en comparution immédiate, les trois Allemands ont été condamnés à des peines allant de 3 à 6 mois de prison pour leur implication dans les manifestations, lors du sommet de l’Otan.

Trois manifestants allemands ont été condamnés à des peines de prison, lundi 6 avril, pour leur implication dans les manifestations violentes à Strasbourg, lors du sommet de l’Otan.
Jugés en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Strasbourg, les trois Allemands ont été condamnés à des peines allant de 3 à 6 mois de prison.

« Un procès politique »

L’un d’eux, âgé de 25 ans, a été condamné à 6 mois de prison, avec mandat de dépôt. Il a été vu en train de jeter des pierres contre une patrouille de police. Il a annoncé son intention de débuter une grève de la faim. « J’ai été condamné pour quelque chose que je n’ai pas fait », a-t-il déclaré avant d’être évacué.
Un autre jeune homme, âgé de 23 ans, a été condamné à 6 mois de prison, avec mandat de dépôt et trois ans d’interdiction d’entrer sur le territoire. Il a été interpellé vendredi en possession d’une barre de fer. Dénonçant « un procès politique », il a lui aussi annoncé vouloir faire une grève de la faim.
Le troisième, âgé de 23 ans également, a reçu trois mois de prison, sans mandat de dépôt, pour avoir été interpellé vendredi avec une hachette. Le tribunal lui ordonne de ne plus remettre les pieds sur le territoire pendant les cinq prochaines années, faute de quoi la peine devrait être exécutée.

« Fascistes, fascistes! »

De nombreuses personnes étaient venues au tribunal afin de témoigner leur soutien aux manifestants. Ils ont perturbé l’audience aux cris de « Fascistes, fascistes! ».
Au total, onze personnes devaient être jugées lundi: sept Français, trois Allemands et un Hongrois résidant en Allemagne. Agés de 19 à 37 ans, ils ont été interpellés entre les 2 et 4 avril.
L’un d’entre eux avait été interpellé en possession d’un lance-pierres à l’issue de la manifestation de samedi.
« J’ai le sentiment qu’ils vont payer pour les autres. Ceux qui ont mis le feu à l’hôtel, je ne sais pas où ils sont », a déclaré Alain Charlemoine, de la Legal Team International.

« Des sanctions extrêmement sévères »

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie avait déclaré lundi matin qu’elle souhaitait « des sanctions extrêmement sévères » contre les casseurs, afin de faire « un exemple ».
Le rôle des forces de l’ordre est cependant lui aussi mis en cause, en particulier parce que la police, omniprésente ailleurs dans la ville, est restée invisible lorsque des casseurs ont incendié un hôtel Ibis, une pharmacie et d’anciens locaux de la douane du Pont de l’Europe.

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