CLICANOO.COM | Publié le 23 avril 2009
Lorsque le juge prononce le verdict à son encontre, Jean-Louis G. jusque-là impassible, est en larmes derrière la vitre du box des accusés. Reconnu coupable de viol aggravé sur propre fille, il est condamné à 7 ans de prison et ressort de la cour d’assises de Saint-Denis menottés. Deux jours auparavant, il était arrivé libre dans le box. L’audience, qui s’est déroulée à huis clos, n’aura pas permis d’établir son innocence ou de créer suffisamment de doute pour qu’il soit acquitté. Les faits se sont déroulés en 2003, dans une ville de l’Est de l’île. La petite F., n’a alors que douze ans lorsque son père lui fait subir le pire : il lui impose des rapports sexuels complets à deux reprises au moins. Des faits qu’elle dénoncera trois ans plus tard. S’il admet ces actes dans un premier temps au cours de l’instruction, Jean-Louis G. les niera à la barre. En vain. “Ma cliente est bel et bien une victime et en condamnant son père, on la reconnaît en tant que tel. Son parcours était difficile, il lui a fallu du courage pour parler mais maintenant, elle pourra enfin se reconstruire. Elle n’a que dix-sept ans. Le verdict est parfaitement conforme à nos attentes”, indique Me Anne Michèle-Técher. Du côté de la défense, c’est la résignation. “Il reste encore beaucoup de points d’interrogation dans cette affaire. Je pense néanmoins que la sanction n’est pas excessive, elle est même correcte par rapport à la position retenue par la cour”, souligne Me Marius Rakotonirina avant d’indiquer que son client ne fera pas appel de cette décision

M.N

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