Royaume-Uni – "Orphelinat de l'horreur" à Jersey : premier procès

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Crédit Photo : Reuters

Policier devant le « Haut de la Garenne », à Jersey

« Orphelinat de l’horreur » à Jersey : premier procès

  • Un ancien employé du foyer situé sur l’île anglo-normande est jugé pour avoir abusé au moins six enfants dans les années 70.

  • D’autres procès suivront.

– le 10/08/2009 – 18h07
Mis à jour le 10/08/2009 – 18h16

Le bâtiment, situé sur l’île de Jersey, a concentré sur lui l’attention des médias britanniques pendant des semaines.  Il a servi tour à tour d’orphelinat,  baptisé institution du « Haut de la Garenne« , puis de foyer pour enfants en difficulté jusqu’en 1986, avant d’être reconverti en auberge de jeunesse en 2004.

Fin 2006, il a été au centre d’une vaste enquête sur des violences commises contre de jeunes enfants ou d’adolescents, enquête qui s’est ensuite étendue à toute l’île. Une centaine de victimes présumées ont témoigné de sévices  pendant une période d’une quarantaine d’années, entre les années 1950 et la fin  des années 1980. Des dizaines de personnes sont soupçonnées d’avoir commis des abus sexuels  et des violences dans ces lieux. En revanche, malgré la découverte de restes humains, les investigations pour meurtre n’ont rien donné.

« Le pervers »

Ce lundi, le premier procès d’un suspect s’est ouvert à Jersey. Gordon Wateridge, aujourd’hui âgé de 78 ans, est jugé pour 21 chefs d’accusation, dont 19 pour attentat à  la pudeur contre  six victimes présumées. Il nie tout en bloc. L’avocat de l’accusation a affirmé que Gordon Wateridge, surveillant du Haut de la Garenne de 1970 à 1974, a profité de sa position d’autorité pour abuser des enfants vulnérables placés dans l’établissement et se servant de sa force et de sa taille pour maîtriser les jeunes filles. « Il a été un tyran et a utilisé sa position d’autorité pour toucher des filles confiées à ses soins de manière sexuelle« , a lancé Stephen Baker, rappelant que les enfants avaient surnommé l’accusdé « The perv » (Le pervers). « Après avoir entendu les témoignages, vous serez en mesure de conclure qu’il était un prédateur sexuel tenace », a lancé le procureur au jury.

Le procès doit se poursuivre mardi.

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