(AFP) –

KINSHASA — Le procès en appel de deux Norvégiens, condamnés à mort début septembre par un tribunal militaire de la RD Congo pour le meurtre d’un Congolais et espionnage, a débuté mardi devant la cour militaire de Kisangani (nord-est), a-t-on appris de source judiciaire.

Tjostolv Moland, 28 ans et Joshua French, 27 ans, deux ex-militaires, ont été condamnés à mort le 8 septembre pour le meurtre le 5 mai du chauffeur d’un véhicule 4×4 qu’ils avaient loué à Kisangani, capitale de la Province orientale (nord-ouest).

Le tribunal militaire de Kisangani a aussi condamné les deux hommes pour espionnage, détention illégale d’arme de guerre, vol à main armée et association de malfaiteurs. L’un d’eux était également jugé pour tentative d’assassinat sur deux autres personnes, et le second pour complicité.

Arrêtés quelques jours après le meurtre, MM. Moland et French, qui a aussi la nationalité britannique, ont toujours plaidé non coupables. Selon eux le chauffeur a été tué pendant une attaque de bandits, alors qu’ils étaient en repérage pour faire venir des touristes dans la région.

Ils avaient fait appel le lendemain de leur condamnation. Leurs avocats avaient dénoncé à l’audience l’absence de toute « preuve irréfutable ».

Condamné à une amende de 60 millions de dollars par le tribunal militaire, le gouvernement norvégien avait rejeté les accusations d’espionnage, affirmant que les condamnés n’avaient « aucun lien avec les autorités norvégiennes ».

Leur procès en appel s’est ouvert mardi matin devant la cour militaire de Kisangani, a-t-on indiqué auprès de celle-ci.

Un représentant de l’ambassade de Grande-Bretagne à Kinshasa assiste depuis mardi à l’audience, car Joshua French a « demandé une aide consulaire », ce qu’il n’avait pas fait en première instance, a-t-on précisé à l’ambassade.

Les autorités congolaises s’étaient engagées auprès du gouvernement norvégien à ne pas appliquer la peine capitale prononcée contre les accusés, si la même peine était retenue en appel.

La RDC s’était aussi déclarée « ouverte à une discussion sur la possibilité qu’une partie de la peine éventuelle (finalement retenue, ndlr) soit purgée en Norvège », avait indiqué le gouvernement norvégien.

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