Ramiz Iseni a été condamné jeudi à la prison à perpétuité par la cour d’assises de Loire-Atlantique notamment pour l’enlèvement et la séquestration suivie de la mort de Sophie Gravaud à Nantes en avril 2007. Il a également été reconnu coupable du viol d’une jeune fille de 17 ans en 2004. Lire la suite l’article
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Discussion: Affaires criminelles

Le jury n’a pas entièrement suivi les réquisitions du procureur de la République, Ivan Auriel, qui avait réclamé la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans, ainsi qu’un suivi socio-judiciaire sans limite de temps à l’encontre du réfugié bosniaque de 48 ans.

« Je suis soulagée, vidée après ce verdict », a réagi Martine Bréger, la mère de Sophie Gravaud., parlant de verdict « juste » et « réfléchi ». Les jurés « ne lui ont pas mis le maximum pour éviter qu’il ne fasse appel, ça me paraît bien ».

« On n’attendait pas moins », a estimé Régis Lamarche, le petit ami de Sophie Gravaud. « C’est une étape qui vient de se terminer », a-t-il estimé, en ajoutant que « le travail de reconstruction va pouvoir commencer ».

« C’est une lourde peine, mais ça laisse une lueur d’espoir à M. Iseni », a déclaré pour sa part Me Jérôme Stéphan, le défenseur de Ramiz Iseni. Il décidera dans les prochains jours avec son client de l’opportunité de faire appel ou non de ce verdict. Ramiz Iseni serait libérable, au mieux, dans 18 ans.

L’homme avait présenté ses excuses avant que la cour ne se retire pour délibérer. Il a murmuré, en serbo-croate: « Je regrette profondément ce que j’ai fait et je tiens à m’excuser ».

Le procureur Auriel avait prévenu au début de son réquisitoire qu’il allait requérir une peine « extrêmement sévère » pour ce « crime sadique au sens propre et plein du terme ».

Les deux avocats de la défense ont tenté de défendre des « faits qui sont indéfendables », selon les mots de Me Sébastien Collet, le premier à prendre la parole. Il a également appelé les jurés « à ne pas (…) ôter tout espoir, toute raison de vivre » à Ramiz Iseni. « Juger, ce n’est pas venger », avait renchéri Me Stephan pour qui son client n’a « rien pensé, rien organisé », avant la mort de Sophie Gravaud.

Le 7 avril 2007, alors que Sophie Gravaud quittait son travail dans un centre commercial de Saint-Herblain, dans la banlieue de Nantes, Ramiz Iseni a tenté de lui voler son sac à main avant de la forcer à monter dans sa propre voiture. Après l’avoir emmenée à quelques kilomètres de là, le long d’une voie rapide, Iseni a tenté de la violer avant de l’étrangler. Il laissera le corps sur place avant d’aller jeter les vêtements de la jeune femme à quelques kilomètres de là et de replacer la voiture de Sophie Gravaud sur le parking du centre commercial d’où il l’avait enlevée. Il mettra le feu au véhicule avant de s’enfuir à pied.

Ramiz Iseni a également subtilisé la carte bancaire et le téléphone portable de sa victime. C’est grâce à ce téléphone que les enquêteurs ont pu le retrouver quatre jours après le drame alors qu’il avait trouvé refuge chez des amis à Bourgoin-Jallieu (Isère).

Le Bosniaque a reconnu les faits dans le bureau du juge d’instruction deux mois après son arrestation. Les enquêteurs disposaient déjà de traces ADN de l’accusé retrouvées sur le pull de la victime et celle de Sophie Gravaud retrouvées sur le blouson d’Iseni. AP

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