Deux jours après les échauffourées entre jeunes et forces de l’ordre à Villiers-sur-Marne, quatre personnes étaient jugées hier à Créteil sous haute surveillance policière.


Ambiance tendue hier au tribunal de Créteil. Quatre hommes âgés de 18 à 22 ans étaient jugés dans le cadre de la procédure de comparution immédiate après des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre survenus lundi après-midi à Villiers-sur-Marne (voir notre édition de mardi). Pour ce procès, plusieurs dizaines de policiers ont été mobilisés.

Les quatre jeunes étaient poursuivis pour violences en réunion avec usage et menace d’une arme sur personnes dépositaires de la force publique.
Lundi après-midi, les policiers de la brigade anticriminalité de Chennevières interviennent dans la cité de Hautes-Noues pour interpeller un mineur de 17 ans. Le jeune homme, qui s’est enfui d’un centre éducatif fermé, est également recherché pour des violences volontaires sur une jeune fille.

« On veut faire un exemple »

L’arrestation se passe mal. Le mineur se débat, distribue les coups et un attroupement de jeunes se forme pour empêcher l’interpellation. Aux jets de bouteilles en verre, d’un fauteuil et même d’un vélo, les forces de l’ordre répliquent par des tirs de flash-ball.
Une vingtaine de véhicules de police sont appelés en renfort. Bilan : une habitante du quartier touchée par un tir de flash-ball, six policiers légèrement blessés et quatre interpellations.
Lors des débats, qui se sont déroulés dans le calme en présence de nombreux amis et membres des familles des prévenus, le procureur s’est interrogé : « Peut-on accepter que des fonctionnaires qui interviennent pour arrêter une personne qui est recherchée pour des violences ne puissent pas accomplir leur mission et soient pris à partie ? » Et le parquet de requérir quatre à six mois de prison ferme pour deux prévenus et une peine d’enfermement avec sursis pour les deux autres. « Il n’y a rien dans ce dossier qui accuse mes clients, a martelé M e Christophe Mounzer, avocat de deux des prévenus. Le parquet a requis de la prison avec sursis contre eux, mais où sont les charges ? On veut faire un exemple. Je demande la relaxe. »
Quelques instants avant, ses clients, deux médiateurs bien connus à Villiers-sur-Marne s’étaient étonnés de leur présence dans le box : « On n’a rien fait. Au contraire, on a essayé de calmer les choses. Les policiers nous connaissent. On ne comprend pas ce qu’on fait ici, mais on s’excuse. » Le jugement était attendu tard dans la soirée.

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Vincent Vérier | 27.08.2009, 07h00

Le Parisien

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