Par AFP

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE – Le procès de dix-huit personnes, dont deux femmes, soupçonnées d’être impliquées dans les violences urbaines de Vitry-le-François (Marne) survenues en juin 2008 s’est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne.

Un homme rentre le 29 juin 2009 dans une salle d'audience du tribunal correctionnel de Châlons-en-ChampagneAFP/Francois Nascimbeni

Un homme rentre le 29 juin 2009 dans une salle d’audience du tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne

Les prévenus, dont le plus âgé a 33 ans, doivent répondre de participation à un attroupement armé, destructions par incendie en réunion ainsi que de violences sur agents de la force publique. Sept d’entre eux comparaissent détenus, ils sont incarcérés depuis octobre 2008.

Seules quatre personnes, dont une jeune fille, poursuivies pour des faits moins graves, ne se sont pas présentées ce matin à l’ouverture du procès.

« Nous craignons un procès pour l’exemple, alors que nous voulons simplement la justice« , a commenté Me Jocelyne Beyer-Buchwalter qui défend cinq des dix-huit prévenus. Elle a également souligné la difficulté dans ce genre de procès « de bien cerner la responsabilité de chacun« .

Outre des particuliers, la SNCF, les pompiers ou encore la Communauté de communes de Vitry-le-François sont parties civiles dans ce procès.

Voitures calcinées, le 15 juin 2008 dans le quartier Rome Saint-Charles à Vitry-le-FrançoisAFP/Alain Julien

Voitures calcinées, le 15 juin 2008 dans le quartier Rome Saint-Charles à Vitry-le-François

Dans la nuit du 14 au 15 juin 2008, une flambée de violences était survenue dans un quartier périphérique de Vitry-le-François après le meurtre d’un homme de 22 ans sur fond de trafic de drogue.

Lors des violences, des jeunes gens avaient dégradé et incendié des bâtiments ainsi qu’une soixantaine de véhicules, pour un préjudice estimé à 600.000 euros. Une dizaine de personnes avaient été légèrement blessées, notamment parmi les forces de l’ordre et les pompiers.

Le meurtrier présumé, un ancien militaire de 22 ans, avait été rapidement interpellé et écroué.

Le jeune homme tué, qui n’était pas connu des services de police, accompagnait apparemment un groupe de personnes avec lequel le meurtrier présumé avait un différend concernant un trafic de cannabis.

Cinq mineurs sont également impliqués dans ces violences et devraient être jugés à leur tour en septembre.

Les prévenus risquent, au terme de la loi, dix ans de prison pour les faits les plus graves. Le verdict est attendu vendredi.

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