Ouverture du procès des malfaiteurs accusés de la prise d'otages de Rungis

CRÉTEIL, 17 nov 2009 (AFP) – Le procès de quatre hommes de 21 à 28 ans jugés pour une série de d’agressions commises entre 2006 et 2007, dont l’attaque avec prise d’otages d’une agence bancaire de Rungis en juin 2007, s’est ouvert mardi devant la cour d’assises de Créteil (Val-de-Marne).

Le procès, qui doit durer huit jours, a débuté avec une demi-journée de retard, en raison de l’absence pour le début de l’audience de l’un des accusés, qui a exigé d’être transféré vers le tribunal en ambulance, avançant des « problèmes de rhumatismes ».

Les premières heures d’audience ont été consacrées aux personnalités des quatre accusés. Trois d’entre eux, actuellement incarcérés, sont poursuivis pour « vol avec arme » et « séquestration liée à un crime ». Le quatrième, qui comparaît libre, est jugé pour « complicité de vol ».

Le 19 juin 2007 au matin, deux d’entre eux, Christopher Lemire, 28 ans, et Loïc Pinto, 24 ans, avaient attaqué une succursale du Crédit Lyonnais du Marché d’intérêt national (MIN) de Rungis (Val-de-Marne), coiffés de perruques et armés de pistolets factices.

La police ayant été alertée, les malfaiteurs avaient pris en otages six personnes, quatre employés et deux clients, entraînant l’intervention du RAID, unité d’élite de la police nationale. Après plusieurs heures de négociations, ils avaient progressivement relâché les otages et s’étaient rendus aux forces de l’ordre.

Au cours de l’enquête, la police avait alors fait le lien avec onze autres attaques commises entre juin 2006 et juin 2007 en région parisienne et à Joué-les-Tours (Indre-et-Loire), pour des butins allant de 2.000 à 28.400 euros.

Présenté comme le chef de file du groupe de braqueurs, Christopher Lemire, né à Tegucigalpa (Honduras) mais adopté à l’âge de huit ans, a mis en avant son manque de repères familiaux.

« A l’orphelinat, ma mère adoptive m’a choisi comme on choisit un animal », a-t-il lancé, en indiquant avoir dû changer de nom et de langue lors de son arrivée en France. « Ma mère adoptive, c’était une sorcière (…) Pour me punir, elle m’enfermait souvent dans la cave », a-t-il ajouté.

Interrogés par le tribunal, ses co-accusés, souriants et détendus, ont également évoqué leur enfance difficile, entre séparation des parents, violences physiques et précarité économique. A la différence de Christopher Lemire, ils sont accusés d’avoir participé à une partie seulement des douze attaques.

Le verdict est attendu le mercredi 25 novembre.

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