Non lieu général dans l'affaire dite des "otages du Liban"

AP

Un juge d’instruction parisien a rendu la semaine dernière un non-lieu général dans l’affaire dite des « otages du Liban » qui portait sur des malversations présumées de l’homme d’affaires libanais Iskandar Safa au profit de personnalités françaises comme Charles Pasqua ou Jean-Charles Marchiani, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires confirmant une information du Point.fr.

Me Pierre Haik, l’avocat d’Iskandar Safa, a confirmé que ce non-lieu est conforme aux réquisitions du parquet et bénéfice aux onze mis en examen du dossier. Le juge d’instruction, Jean-Christophe Hullin, avait hérité de ce dossier après le départ de Philippe Courroye au parquet de Nanterre.

Iskandar Safa aurait gracieusement mis à disposition de l’association France-Afrique-Orient, dont Charles Pasqua a été l’un des responsables, des locaux à Paris entre 1989 et 1993 pour un montant avoisinant 870.000 euros. Un prêt considéré comme frauduleux par le premier juge d’instruction, Philippe Courroye, et qui a valu à l’ancien ministre de l’Intérieur sa mise en examen pour « recel d’abus de biens sociaux ».

Iskandar Safa était intervenu dans la libération des otages français au Liban en 1988, époque où M. Pasqua était ministre de l’Intérieur. Le gouvernement de l’époque, dont le Premier ministre était Jacques Chirac, a toujours nié catégoriquement le versement d’une rançon pour la libération des otages, intervenue entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1988.

Jean-Charles Marchiani, un ancien conseiller de M. Pasqua, mis en examen dans ce dossier pour « recel de blanchiment aggravé », est soupçonné d’avoir reçu des fonds de M. Safa dont l’origine est indéterminée. Une secrétaire de l’association France-Afrique-Orient et l’épouse de M. Marchiani étaient également mises en examen dans ce dossier, tout comme Akram Safa, le frère d’Iskandar et cinq autres personnes. AP

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