25/06/2009

Ministère de la Justice : des achats en ordre de marcheFrançois Rochet a occupé divers postes aux achats chez France Télécom.

Comme Jacques Barrailler (ex-Alcan), qui dirige depuis le début de l’année le service des achats de l’État (SAE), François Rochet (ex-France Télécom) a rejoint le secteur public : il occupe depuis janvier les fonctions de responsable ministériel des achats (RMA) du ministère de la Justice. Agé de 49 ans, ce titulaire d’un diplôme supérieur d’études comptables occupait précédemment divers postes achats chez France Télécom, avec un double profil de manager d’une équipe d’acheteurs et d’acheteur national leader sur certains segments.

« L’opportunité de ce poste constitue pour moi une expérience inédite, mais cohérente, explique-t-il. Un double challenge me motive : d’une part, intégrer un secteur public en pleine mutation et, d’autre part, mettre mon expérience d’acheteur du secteur privé au service de la modernisation des achats publics. »
1,5 milliard d’euros d’achats
Le montant des achats du ministère de la Justice s’élève à 1,5 milliards d’euros d’achats. L’effectif acheteur représente environ 50 personnes, mais se caractérise par une forte déconcentration sur les trois directions (administration pénitentiaire, services judiciaires et protection judiciaire de la jeunesse). « Il y a également un pôle achats informatique et télécoms pour les besoins nationaux et un pôle achats traitant les besoins de l’administration centrale », explique François Rochet. Les achats courants représentent environ la moitié des dépenses du ministère, l’autre moitié des achats dits “métiers” regroupant principalement les dépenses liées à la gestion publique et la gestion déléguée des centres pénitentiaires ainsi que les frais de justice.

« Mon objectif prioritaire est de définir et de mettre en place une politique achats en cohérence avec celle de l’État, définie par le SAE, précise-t-il. L’approche doit rester pragmatique : mettre en œuvre en premier lieu des marchés interministériels sur les segments “achats courants” et, pour les autres segments, choisir le bon niveau, national ou régional, de mutualisation des achats. » L’autre objectif sera de « valoriser les bonnes pratiques déjà expérimentées au sein du ministère » et de repérer les potentiels d’économies rapides et faciles à mettre en œuvre. « L’enjeu majeur est de diffuser la culture achats dans toutes les entités du ministère et ainsi faire comprendre notre valeur ajoutée dans toute décision d’achat », conclut-il.

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