AP | 28.07.2009 | 08:37

Le tribunal antiterroriste de Salé a condamne mardi matin Abdelkader Belliraj, le ressortissant maroco-belge à la prison à perpétuité pour « atteinte à la sécurité de l’Etat ».

Il était accusé d’avoir dirigé un réseau terroriste de 34 membres au Maroc et à l’étranger. Le procureur avait requis la peine de mort contre lui.

Les 34 autres co-accusés ont été condamnés à des peines allant de 30 ans de prison ferme à un an de prison avec sursis. Dès que le juge a fini de lire l’énoncé du verdict, les parents des accusés qui étaient à l’intérieur de la salle du tribunal ont commencé à scander des slogans dénonçant le jugement.

Le service d’ordre a eu beaucoup de difficultés pour calmer les familles des accusés qui ont estimé que les jugements prononcés étaient trop sévères.

A l’intérieur du box des accusés, les prévenus faisaient des signes de victoire et scandaient des slogans contre le système judiciaire marocain.

A la sortie du tribunal, Sakina Kada, épouse du journaliste Abdelhafid Sriti de la chaîne libanaise « Al-Manar » a déclaré que le verdict était trop sévère et que la cour n’avait pas une seule preuve tangible contre les accusés.

Elle a estimé qu’elle « attendait une solution politique à cette affaire parce qu’elle était probablement trop compliquée pour le système judiciaire ».

De son côté, Toufiq Idrissi, avocat d’Abdelkader Belliraj, a émis le souhait de voir la cour d’appel rendre des jugements plus équitables bases sur des faits concrets et tangibles et non sur les intentions des accuses il y a 30 ans ».

Au moment ou la cour délibérait, les proches et amis des accusés avaient organisé près du tribunal un sit-in avec des bougies et demandaient l’acquittement pur et simple des prévenus.

Les membres de ce réseau étaient poursuivis pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat », « association de malfaiteurs en vue de préparer et commettre des actes terroristes », « meurtre avec préméditation », « tentative d’homicide volontaire avec préméditation », « vol qualifié et tentative de vol qualifié » et « détention illégale d’armes et d’explosifs ».

Parmi les accusés figuraient Mustapha Moâtassim et Mohamed El Marouani. Ces chefs de deux partis dissous par décret gouvernemental en février 2008 ont été condamnés tous les deux à 25 ans d’emprisonnement. AP

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