L’homme jugé depuis jeudi par la cour d’assises du Morbihan pour le meurtre de son fils, le 16 septembre 2006 dans un pavillon de Gestel (Morbihan), a été condamné vendredi soir à la peine de 20 ans de réclusion criminelle.

Le verdict est tombé vendredi à 22 h 30, après plus de deux heures de délibérations. Préalablement, l’avocat général avait requis une peine plus lourde de cinq années. Elle souhaitait en effet que la sanction soit exemplaire afin « que des pères ou des mères ne prennent plus leur enfant en otage », ne s’en servent plus comme « d’une arme » pour régler leurs différends d’adultes.

La jeune victime, âgée au moment des faits de 9 ans, vivait avec sa mère depuis la séparation du couple, deux ans plus tôt. Le père, jaloux du nouveau compagnon de sa femme, avait formulé des menaces. Qu’il a mises à exécution un week-end durant lequel il avait la garde du garçon : il l’avait tué de trois balles dans la tête au moyen d’un pistolet 7.65. Il s’était grièvement blessé en tentant de mettre fin à ses jours avec la même arme. Il conserve, et le procès l’a confirmé, des séquelles de cette tentative de suicide. Durant les deux jours de procès, le condamné a répété « avoir aimé cet enfant plus que tout », mais sans jamais exprimé un mot de regret pour l’acte qu’il avait commis.

Hier lors de la première journée d’audience, il avait été question de la personnalité de l’accusé, décrit comme un « bosseur, bien intégré » et ouvert aux autres. C’était aussi un père « aimant et gentil » dont son second fils, la victime, représentait « tout pour lui ».

vendredi 20 novembre 2009

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