Le procès d’un groupe de jeunes qui avaient dépouillé des passagers du train Nice-Marseille-Lyon le 1er janvier 2006 s’est déroulé en l’absence des victimes, qui, selon le parquet, ont peur de représailles.

Un seul des six prévenus était présent à l’audience devant le tribunal correctionnel de Draguignan : Mohamed Baya, 24 ans.

Il a été condamné à six mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve et interdiction de prendre le train avec la SNCF pendant deux ans.

Deux autres prévenus, jugés par défaut, ont été condamnés, l’un à 18 mois ferme avec mandat d’arrêt, l’autre à quatre mois avec sursis. Les trois autres prévenus ont été condamnés à des peines d’amende.

A l’époque, l’affaire avait été décrite comme « le train de l’enfer » ou « la horde sauvage » par les médias.

Le 1er janvier 2006, vers 07h00, entre Saint-Raphaël et la gare des Arcs, dans le Var, des jeunes qui rentraient de Nice où ils avaient passé le réveillon grâce à des billets à 1,20 euro proposés pour les fêtes par la SNCF, avaient vandalisé le train et malmené les passagers.

Des jeunes femmes venues passer les fêtes sur la Côte d’Azur avaient dit aux gendarmes avoir été dévalisées, insultées et menacées de viol.

« Ce dossier parti sur les chapeaux de roue est en train d’accoucher d’une souris », a déploré à l’audience le procureur de la République, Jean-Jacques Gauthier.

« Aucune victime n’a identifié ses agresseurs par peur des représailles et il n’y a plus qu’un seul prévenu, un seul finalement à avoir eu le courage de se présenter devant la justice », a-t-il dit.

Pour les parties civiles, seuls deux avocats représentaient deux jeunes femmes qui ont refusé de déposer.

Pierre Thébault, édité par Sophie Louet

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