/ C. Busti

Anis El Bahri a été condamné hier après-midi à huit ans d’emprisonnement ferme. Son comparse, Rafik Benzema, a écopé lui d’une peine de cinq ans.

La cour d’assises du Rhône jugeait depuis jeudi un vol à main armée, ainsi qu’une tentative au préjudice de bureaux de tabac perpétré en janvier et février 2007 dans l’agglomération lyonnaise, selon des modalités similaires.

Des auteurs en cagoules, un braqueur pointant son arme de haut et des victimes traumatisées, en des temps où les petits commerces subissent une forte recrudescence de ces attaques à l’emporte pièce.

« A 22 heures, c’était l’appel du destin, vous n’y avez pas répondu ! », a déclaré l’avocat général Jean-Paul Gandolière, à propos d’un coup de téléphone que recevait l’accusé Benzema, quelques minutes avant un braquage.

Au bout du fil son amie, ce qui ne le dissuadait pas de poursuivre un itinéraire délinquant incessant, marqué au fer rouge de onze condamnations, implaccablement retracé par un avocat général à l’éloquence percutante. Face à cette charge, l’avocat de la défense, Laurent Bohé, rappelait qu’on ne juge pas un homme sur son casier judiciaire, et que le massif Rafik s’était contenté du rôle du guetteur dans l’affaire.

A son tour, l’avocate Carine Monzat, cherchait à atténuer l’impression défavorable laissée par son client, avec succès, puisque les deux avocats parvenaient à contrer un réquisitoire qui réclamait des peines de sept à huit ans pour l’un, dix ans de réclusion pour l’autre.

R.S.

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