Portrait de Gary McKinnon

Publiée par Guillaume Belfiore

Une nouveau rebond vient de survenir dans l’affaire Gary McKinnon. Accusé d’avoir piraté 97 ordinateurs du Pentagone et de la NASA entre 2001 et 2002, le hacker britannique expliquait pour sa défense vouloir rechercher des informations confidentielles sur l’existence d’une vie extra-terrestre. Ces propos n’ont pas convaincu les autorités judiciaires américaines qui estiment pour leur part que les crimes du hacker furent motivés par des idéologies politiques et causèrent des dommages s’élevant entre 700 000 et 800 000 dollars.

Depuis plusieurs mois Gary McKinnon se bat en justice pour contrer le processus d’extradition sur le territoire de l’Oncle Sam où il risque jusqu’à 70 ans de prison. Nous apprenons désormais que M. McKinnon vient de se voir refuser la révision de son procès auprès de la Haute Cour, et ce, malgré les contre-indications des médecins qui lui avaient diagnostiqué le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme pouvant entrainer des états de psychose et des tendances suicidaires. Suite à cette décision juridique, Janis Sharp, la mère du hacker de 43 ans, déclare : « Nous sommes déchirés. Si une loi déclare que l’on peut détruire la vie de quelqu’un de cette façon, c’est qu’il s’agit une mauvaise loi »

Les avocats de Gary McKinnon avaient demandé au Crown Prosecution Service – l’équivalent du Ministère Public en France – que l’affaire soit traitée au sein du Royaume-Uni, une demande rejetée au mois de février. Mais l’équipe juridique de M. McKinnon ne souhaite pas baisser les bras pour autant. Ainsi Karen Todner, l’une de ses avocates, déclarait ce matin : « Cette décision de justice est très décevante. mais nous ne nous arrêterons pas ici », avant d’ajouter : « le gouvernement a promis une « large protection » des libertés individuelles, mais nous n’avons toujours pas vu cela en pratique. Une extradition sans garanties efficaces est un déni de justice pour l’ensemble des citoyens du Royaume-Uni ».

Gary McKinnon et son équipe disposent de 28 jours pour lancer une procédure d’appel ; une initiative que les avocats s’apprêtent donc à entamer.

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