Six des sept membres du « gang des lessiveurs » ont été condamnés à des peines de 5 à 16 ans de prison.

Le palais de justice de Lyon, AFP

Le palais de justice de Lyon, AFP

Six des sept membres du « gang des lessiveurs« , accusés d’avoir volé de l’argent et nettoyé les billets volés pour en ôter l’encre émise par les systèmes de sécurité, ont été condamnés vendredi 29 janvier à Lyon à des peines de cinq à 16 ans de prison ferme par la cour d’assises du Rhône.
Après une dizaine d’heures de délibéré durant lesquelles les jurés avaient eu à répondre à près de 300 questions, la cour a prononcé l’acquittement de la seule accusée, les six hommes ayant été condamnés à des peines s’étalant de cinq ans d’emprisonnement ferme à 16 ans de réclusion criminelle.

Un préjudice à 1,5 million d’euros

Mercredi, l’avocat général Christian Roussel avait requis des peines d’un an avec sursis à 22 ans de réclusion criminelle contre les sept accusés, qui comparaissaient depuis le 14 janvier pour une quinzaine de vols avec armes, certains avec prise d’otages, entre 2003 et 2006, avec un préjudice total évalué à plus d’un million et demi d’euros.
Serge Quemin, 44 ans, le bras droit du chef du gang – une figure du banditisme lyonnais qui s’était donné la mort au terme d’une violente course-poursuite avec les gendarmes, en Isère le 30 mars 2006 – faisait figure de principal accusé, et encourait une peine plus élevée dans la mesure où il était accusé de tentative de meurtre sur des gendarmes.
Mais les jurés ont requalifié cette dernière accusation en simple violence avec arme contre les militaires.

8 ans d’emprisonnement pour Jean Pierre Borys

L’avocat de ce dernier, Bertrand Sayn, a fait part de sa satisfaction et a indiqué qu’il ne ferait pas appel. Un autre comparse de Quenin, Hervé Carrier, a été condamné lui aussi à 16 ans de réclusion criminelle. Les quatre autres à des peines de cinq ans d’emprisonnement à 11 ans de réclusion criminelle.
Jean-Pierre Borys, récidiviste qui faisait figure d’accusé numéro deux, n’a finalement été condamné qu’à huit ans d’emprionnement, les jurés ne retenant contre lui que le délit de recel.
Le gang, qui sévissait surtout en Rhône-Alpes, avait mis au point une technique permettant de « lessiver » les billets volés, contenus dans des valises sécurisées réputées inviolables: lors de toute ouverture frauduleuse, une encre indélébile maculait l’argent.
Les « lessiveurs » introduisaient de l’huile dans les valises avant la libération de l’encre, afin que l’encre glisse sur les billets ainsi enduits sans trop les tâcher. Une fois lessivés pour les débarrasser de l’huile et des traces d’encre, les billets étaient écoulés, principalement dans des casinos auvergnats et lyonnais.

(Nouvelobs.com)

NOUVELOBS.COM | 30.01.2010 | 11:49
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