La chambre de bonne incendiée à Neuilly, qui avait provoqué le drame où cinq pompiers avaient péri (septembre 2002)

Crédit Photo : TF1/LCI

La chambre de bonne incendiée à Neuilly, qui avait provoqué le drame où cinq pompiers avaient péri (septembre 2002)

  • La propriétaire d’une chambre de bonne de Neuilly-sur-Seine, où cinq pompiers avaient péri dans un incendie, a été condamnée à 2 ans de prison avec sursis par la cour d’appel de Versailles.

  • Une décision confirmant la peine prononcée en première instance par le tribunal de Nanterre.

Le 14 septembre 2002, un incendie dans un immeuble de Neuilly-sur-Seine coûtait la vie à cinq pompiers âgés de 22 à  27 ans, provoquant un large émoi dans l’opinion. Le feu avait pris dans une petite pièce où les fils de cuivre des fusibles avaient été remplacés par des fils de plomb, ce qui avait empêché le mécanisme normal de sécurité coupant le courant en cas de surchauffe. Le feu s’était alors propagé aux matériaux combustibles voisins. Arrivés sur les lieux, les cinq pompiers avaient été emportés par un « embrasement généralisé éclair« , un phénomène provoqué par l’accumulation de chaleur dans la chambre.

La propriétaire du lieu, Dominique De Galard Terraube, médecin dans la fonction publique âgée de 60 ans, avait été condamnée en première instance pour la non-conformité de son installation électrique, qui n’avait pas été rénovée depuis 1981, à deux ans de prison avec sursis et plus de 700.000 euros de dommages et intérêts. Elle avait alors fait appel de cette condamnation. La décision de la cour d’appel de Versailles est tombée ce mardi et elle a confirmé pour l’essentiel la décision rendue en première instance : deux ans de prison avec sursis et des dommages et intérêts sensiblement identiques à ceux imposés par le tribunal de Nanterre.

Tout en évoquant « une tragédie » sur laquelle « il est difficile de discuter »,  il a de nouveau pointé du doigt « l’impréparation des pompiers face à cet  incendie ». Et indiqué qu’il y aurait « vraisemblablement un pourvoi » en cassation. Les deux locataires qui occupaient la chambre lors du drame, un Polonais et sa fille arrivés en France  en 2002, ils avaient été relaxés en première instance de l’accusation d’homicide involontaire. Les deux occupants de la chambre s’étaient vu reprocher d’avoir branché une multitude d’appareils  (bouilloire, radio-réveil, plaques chauffantes, télévision, décodeur,  ventilateur) alors que l’installation ne pouvait supporter qu’un rasoir électrique ou un sèche-cheveux.

D’après agen

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