AFP
Une des plus importantes fabriques d’armes de l’ETA, découverte en 2004 dans les Pyrénées-Atlantiques (sud-ouest), sera au centre d’un procès à partir de jeudi à Paris, où seront jugés les anciens chefs de l’appareil logistique et des caches du mouvement séparatiste basque.

Le 4 avril 2004, environ 800 kg d’explosif (du chlorate d’ammonium) ainsi que du matériel permettant de fabriquer des « jotake », les roquettes artisanales utilisées par l’ETA, avaient été découverts à Saint-Michel, un village de montagne à la frontière espagnole situé près de Saint-Jean-Pied-de-Port. La maison, une bâtisse du XVIIe siècle dans le centre du bourg de 250 habitants, avait été perquisitionnée pendant trois jours, mobilisant de nombreux policiers antiterroristes.

Il s’agissait d’une des plus importantes découvertes d’une cache de l’ETA depuis celle dissimulée dans la cave d’une maison, en 2002 dans les Landes. Un autre « atelier » clandestin de l’organisation séparatiste basque avait été démantelé en 1993 à Bidart (sud-ouest).

La découverte de Saint-Michel, considérée comme un coup dur porté à la base arrière française de l’ETA, intervenait trois jours après un coup de filet important au cours duquel le chef présumé de l’appareil logistique de l’organisation, Felix Ignacio Esparza Luri, alias « Navarro », avait été arrêté à Saint-Paul-lès-Dax (Landes).
A Saint-Michel, les enquêteurs avaient interpellé le propriétaire de la maison, Jean-Marie Saint-Pée, un agriculteur, ainsi que Jose Ceberio Aierbe, militant recherché qui avait séjourné plusieurs années en Amérique latine et qui est soupçonné d’être le responsable des caches de l’organisation. Ces trois hommes, ainsi que cinq autres etarras présumés, seront jugés pour terrorisme à partir de jeudi par la cour d’assises spéciale de Paris, composée de magistrats professionnels.

Le procès est prévu jusqu’au 3 juillet.

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