AFP 11.01.10 | 22h38

Un ex-informaticien, accusé d’avoir planifié un attentat contre la bourse de Toronto – et soupçonné d’avoir voulu gagner de l’argent à cette occasion – a plaidé non coupable d’accusations de terrorisme lundi devant un tribunal canadien, ont rapporté les médias du pays.

Shareef Abdelhaleem, 34 ans, était membre, voire l’un des animateurs, du groupe dit « des 18 de Toronto », accusé d’avoir voulu attaquer à l’explosif, outre le bâtiment de la bourse, le siège des services de renseignement et une base militaire en Ontario, pour forcer le Canada à retirer ses troupes d’Afghanistan.

Son profil diffère de la majorité des autres accusés, jeunes radicaux islamistes. Plus âgé qu’eux, il gagnait plus de 100.000 dollars par an et possédait une voiture de luxe.

Les « 18 de Toronto » ont été arrêtés en 2006 grâce à l’introduction d’un informateur de la police dans le groupe, qui cherchait à acquérir trois tonnes de produits chimiques pour fabriquer ses bombes.

Selon des documents judiciaires cités lundi par le quotidien de référence Globe and Mail, Shareef Abdelhaleem comptait jouer en bourse en anticipant la chute des cours après l’attentat et gagner ainsi beaucoup d’argent pour financer d’autres opérations terroristes à l’étranger.

Son plan visait à « frapper l’économie, à lui faire perdre cinq cents milliards de dollars », a précisé le journal.

L’informateur de la police, qui s’était fait passer pour un fournisseur potentiel de composants de la bombe, portait sur lui un micro caché et a enregistré des propos d’Abdelhaleem portant sur la grande explosion qu’il voulait provoquer pour détruire le siège de la bourse et les bâtiments voisins.

Pour son avocat, William Naylor, l’informaticien avait été « piégé » par la police.

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