Le prévenu a profité d'une «permission» . Photo DDM, archives

Le prévenu a profité d'une «permission» . Photo DDM, archives
Le prévenu a profité d’une «permission» . Photo DDM, archives

«Un homme d’action, plus que de réflexion ! ». Voilà les mots qu’utilisait hier le procureur du tribunal de grande instance d’Albi pour évoquer la personnalité de T.J. C’est le 8 juin dernier que ce prévenu, âgé de 42 ans, avait déserté la maison d’arrêt d’Albi profitant d’une permission de sortie. Maçon de profession, il devait alors se rendre au centre hospitalier d’Albi pour y subir un examen orthopédique. Censé retrouver sa geôle en fin d’après-midi, il avait pourtant « omis » ce détail et s’était octroyé quelques jours supplémentaires de répit. Sa soif de liberté s’était ainsi prolongée jusqu’au 10 juin, et avait guidé ses pas jusqu’à Caussade, près de Montauban. La cavale du détenu, effectuée en autostop, lui avait alors permis de revoir son ex-compagne, domiciliée dans le secteur. Raison de ces retrouvailles ? Un appel téléphonique passé quelques heures plus tôt.

« Je me suis bien rendu à l’hôpital comme convenu. Mais ce 8 juin, j’ai également profité de l’après midi de permission pour contacter Karine, mon ex petite amie », avoue le prévenu .« Et c’est là qu’elle m’a expliqué que son nouveau compagnon venait de la frapper. Dès lors, je n’ai pas réfléchi, et je suis parti la rejoindre comme j’ai pu. Tout ça pour la convaincre de porter plainte. Je n’ai absolument pas fait ça dans le but de m’évader ! ».

Ironie du sort : si T. J est actuellement en détention à la maison d’arrêt, c’est en partie pour des violences exercées sur l’ex-conjointe en question. Un retournement de situation que n’a pas manqué de souligner le président Redon. « Vous êtes en effet très bien placé pour savoir qu’il est inadmissible de lever la main sur sa petite amie », a-t-il lancé avec une pointe d’ironie à l’accusé. « Néanmoins, ne saviez-vous pas que vous deviez rentrer à la maison d’arrêt le 8 juin au soir ? Qu’il vous était interdit de retrouver votre ex-compagne ? Qu’en agissant de la sorte vous vous placiez en état d’évasion ? ». Cette fuite de courte durée avait semble-t-il été préméditée. T.J avait ainsi laissé une lettre dans sa cellule indiquant « quand vous lirez ceci, je serai peut-être loin ». « Lors d’une précédente permission, j’avais déjà revu Karine. Et j’avais alors remarqué des traces de coups » a expliqué l’accusé .« Je n’écartais donc pas l’idée de lui porter secours ce 8 juin, si quelque chose n’allait pas. Et ce fut le cas. Même si auparavant j’ai été violent avec elle, c’était différent ». Le prévenu a écopé d’un mois de prison ferme supplémentaire pour cette affaire.

Alexis Rodrigues.

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