APRES 20 ANS DE MARIAGE : Le mari refuse de reconnaître  trois enfants de son épouse

Le tribunal de Louga a mis en délibéré jusqu’au 11 novembre le jugement d’un homme contre lequel le procureur a requis six mois de prison avec sursis pour refus de reconnaître la paternité des trois enfants qu’il a eus avec son épouse après 20 ans de mariage.

Lasse d’entendre son mari, un professeur d’arabe vivant à Dahra, lui ressasser qu’il n’est pas le père de ses enfants, la femme a décidé de porter plainte auprès du tribunal et la juridiction s’est réunie mercredi pour examiner

A la barre, l’époux n’a pas varié dans ses déclarations, soutenant qu’effectivement, il n’est pas le père des enfants de sa femme dans la mesure où aucun d’eux ne lui ressemble. Selon lui, son premier enfant âgé de 15 ans est le portrait craché d’un marabout de Kébémer auprès de qui sa femme s’était rendue pour se faire traiter de son infertilité. Ce traitement était devenu nécessaire car après six ans de mariage le couple n’avait pas encore d’enfant, renseigne le mari ajoutant avoir eu beaucoup de surprise en voyant sa femme rentrer de Kébémer, trois mois plus tard et sans qu’il l’ait approché, avec une grossesse. Le deuxième enfant né plus tard ne lui ressembla pas non plus, souligne l’époux qui soupçonne un autre homme d’en être le père. A l’en croire, il en a parlé à ses beaux-parents, mais en vain, car il y a de cela un an, sa femme a donné naissance à un troisième enfant. Il est décédé peu après, mais l’époux soutient avoir eu le temps de se rendre compte que comme les deux premiers, il ne lui ressemblait pas du tout. Au comble de l’indignation, l’épouse a accusé son mari de l’avoir déshonorée en l’accusant d’adultère devant ses coépouses et ses parents, convoqués en conseil de famille. Soulignant n’avoir eu d’autres recours que de laver un tel affront par le tribunal, elle a réclamé 500.000 à son conjoint FCfa en guise de dommages et intérêts. Sautant sur l’occasion, le procureur a estimé que les délits de diffamation et d’injures publiques à l’encontre de la dame sont largement établis du fait que son époux a porté atteinte à son honneur devant ses co-épouses par le biais de déclarations mensongères. Le magistrat a demandé au tribunal de déclarer l’enseignant coupable et de le condamner à six mois de prison assortis de sursis. Le tribunal présidé par Pèdre Mbodji a mis en délibéré son verdict jusqu’au 11 novembre.

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