18/02/2009 | 19:11 par Ph.L./AFP

Le verdict dans l’affaire de l’incendie du poste de police de l’Ousse-des-Bois à Pau est tombé. Tous sont acquittés.

Les huit hommes accusés de l’incendie d’un poste de police dans le quartier de l’Ousse-des-Bois à Pau ont été acquittés par la cour d’assises de Toulouse, confirmant ainsi le jugement de 2005. Les policiers présents dans la salle d’audience se sont dits « écoeurés » du verdict.

Des peines de 8 ans d’emprisonnement avaient été requises mardi devant la cour d’assises de Haute-Garonne à Toulouse contre quatre des huit hommes poursuivis pour l’incendie d’un poste de police en 2003 à Pau, et acquittés en 2005 par les assises des Pyrénées-Atlantiques.

L’avocate générale, Florence Galtier, avait demandé des peines plus clémentes qu’en première instance. Elle a demandé des condamnations contre quatre des accusés, estimant qu’il n’y avait pas « assez d’éléments graves » contre les autres malgré leur mise en cause par le principal témoin de l’accusation.

L’avocate générale a souligné « les pressions multiples » pesant sur les témoins de l’accusation, entraînant « la rétractation programmée » du principal accusateur, revenu sur ses déclarations pourtant « très détaillées et vérifiées par les enquêteurs ». Elle a également souligné l’incohérence des alibis des accusés qui « ont donné entre quatre à huit versions différentes. »

- L'incendie du commissariat de Pau le 27 septembre 2003 - France 3 Aquitaine -© France 3 AquitaineL’incendie du commissariat de Pau le 27 septembre 2003De leur côté, les avocates des parties civiles ont rejeté catégoriquement « une machination judiciaire » à l’encontre des huit accusés. « Dans cette affaire, qui n’était pas l’affaire du siècle, il n’y avait eu aucune pression sur les enquêteurs », ont-elles dit.

A l’instar de l’avocate générale, elles ont également insisté sur « les intimidations dont ont été victimes les témoins, frappés d’amnésie ou qui s’étaient rétractés ».

L’attaque de ce poste de police de proximité, le 27 septembre 2003 dans le quartier sensible l’Ousse-des-Bois, avait suscité une vive émotion à Pau. Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, s’était rendu à deux reprises à Pau et avait promis l’arrestation des incendiaires dans un délai de trois mois. Et trois mois plus tard, la majorité des accusés avait été interpellée.

Après l’acquittement des accusés en 2005 par la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques, le parquet général, qui avait requis des peines allant de 6 à 12 ans de prison à l’encontre des accusés, avait interjeté appel.

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