20 ans de prison requis à l'encontre de l'Américaine Barrie Taylor

NANTERRE (AFP) — 20 ans de réclusion criminelle ont été requis mercredi par l’avocat général devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine à l’encontre de l’Américaine Barrie Taylor jugée pour le meurtre, il y a seize ans, de l’épouse de son concubin à Versailles.

L’avocat général Philippe Courroye a requis 20 ans à l’encontre de cette femme de 59 ans qu’il a qualifiée d' »affabulatrice » et de « violente ».

En fuite de 1998 à 2003, arrêtée en Californie puis extradée vers la France, Barrie Taylor avait été condamnée en avril 2008 à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Yvelines.

Pendant sa cavale, la justice française l’avait déjà condamnée en juin 2000 à 30 ans de réclusion, lors d’un procès en son absence, rendu « non avenu » par son arrestation.

Le 30 septembre 1993, les policiers de Versailles, alertés plusieurs fois par le fils de Roxane Pavageau, disparue deux jours plus tôt, surprenaient Barrie Taylor alors qu’elle creusait une fosse dans le jardin de la propriété où elle vivait avec l’époux de la victime.

Le corps de Mme Pavageau, une institutrice de 53 ans, était découvert étendu dans l’escalier menant du jardin au sous-sol, la tête enfoncée à une vingtaine d’endroits, enfermée dans deux sacs poubelle, mains et jambes liées avec du fil électrique.

Comme en première instance, Barrie Taylor a invoqué la légitime défense. « La légitime défense n’est pas possible », a asséné M. Courroye, rappelant que la victime avait reçu « 20 coups de marteau ».

« J’ai espéré des aveux pendant cette audience, j’ai espéré des remords, j’ai attendu des regrets, nous n’avons eu que du déni (…) de la victimisation », a ajouté l’avocat général avant de requérir 20 ans de réclusion pour meurtre.

C’est au cours du procès en 2008 qu’elle était passée aux aveux, reconnaissant son « entière responsabilité » dans le drame tout en plaidant l’amnésie sur les circonstances exactes.

Le verdict est attendu dans la soirée.

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Elle prend vingt ans pour le meurtre de l’épouse de son concubin

L’Américaine Barrie Taylor, 59 ans, a été condamnée jeudi à 20 ans prison par les assises des Hauts-de-Seine, en banlieue parisienne, pour le meurtre, il y a seize ans à Versailles, de l’épouse de son concubin, Roxane Pavageau.

Les jurés ont suivi les réquisitions de l’avocat général Philippe Courroye qui a qualifié l’Américaine d' »affabulatrice » et de « violente ».

Extradition
Barrie Taylor devra également verser 41.468 euros pour remboursement au fonds de garantie, 60.000 euros pour préjudice moral à chacun des trois enfants de Roxane Pavageau, 5.000 euros à chacun d’eux à titre de préjudice matériel ainsi que 15.000 euros pour frais de justice.

En fuite de 1998 à 2003, arrêtée en Californie puis extradée vers la France, Barrie Taylor avait été condamnée en avril 2008 à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Yvelines (région parisienne). Elle avait interjeté appel de cette décision.

« Il était indécent de faire appel du jugement rendu à Versailles, c’est une sanction de son attitude », a déclaré à l’AFP Me Olivier Morice, avocat des trois enfants de Roxane Pavageau, parties civiles.

Appel des 30 ans par défaut
Jugée par défaut pendant sa cavale, Barrie Taylor avait été condamnée à 30 ans de réclusion, en juin 2000.

Le 30 septembre 1993, les policiers de Versailles, alertés plusieurs fois par le fils de Roxane Pavageau, disparue deux jours plus tôt, surprenaient Barrie Taylor alors qu’elle creusait une fosse dans le jardin de la propriété où elle vivait avec l’époux de la victime.

Le corps de Mme Pavageau, une institutrice de 53 ans, était découvert étendu dans l’escalier menant du jardin au sous-sol, la tête enfoncée à une vingtaine d’endroits, enfermée dans deux sacs poubelle, mains et jambes liées avec du fil électrique.

Durant les débats, Barrie Taylor n’a exprimé aucun regret, ce que lui a reproché l’avocat général dans son réquisitoire. Elle a cinq jours pour se pourvoir en cassation. (belga/acx)

16/04/09 06h46
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