Ils avaient été interpellés lors d”un contrôle routier de routine alors qu”ils circulaient à bord d”une Peugeot 406 grise dérobée un mois plus tôt, avec leur fils de 20 mois.
Refusant de se soumettre au contrôle, ils avaient pris la fuite. Les gendarmes les avaient alors pris en chasse. Après les avoir perdus de vue, ils avaient retrouvé leur véhicule abandonné et les avaient arrêtés une heure plus tard dans un bois voisin où online slots ils s”étaient réfugiés.
Dans le véhicule et sur les deux suspects, les militaires avaient saisi des pistolets automatiques, ainsi que des faux papiers d”identité, une fausse carte de police et des documents siglés ETA.
Lors de leur comparution devant le juge antiterroriste à Paris, ils s”étaient contentés de clamer leur appartenance à l”ETA, sans autre déclaration.
Lundi, devant la cour d”assises spéciale, ils ont de nouveau refusé de s”exprimer. “Je ne dirai rien du tout”, ont-il ainsi déclamé chacun, refusant de décliner leur identité.
Maria Angela Aramendi Landa avait fui d”Espagne après le démantèlement, en 1991, du commando Goiherri Costa, responsable de plusieurs attentats. L”un et l”autre étaient recherchés par la police espagnole pour appartenance à un groupe armé.
Ils auraient passé ensemble plusieurs années au Mexique, avant de rejoindre en 2001 les rangs de l”organisation clandestine en France.
Selon l”accusation, au moment de leur arrestation, ils faisaient partie de l”appareil logistique de l”ETA dont le rôle est notamment de confectionner les systèmes de mise à feu pour les engins explosifs utilisés lors d”actions terroristes commises en Espagne.
En outre, souligne l”accusation, ils subvenaient en connaissance de cause à leurs besoins, et à ceux de leur enfant, avec l”argent extorqué par l”ETA aux entrepreneurs espagnols via “l”impôt révolutionnaire”.
Le verdict est attendu en fin de semaine.
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