Les faits remontent au 3 avril, le jour des grandes manifestations organisées à Strasbourg contre le sommet de l’OTAN. Ce jour-là, après la dispersion d’un défilé, les jeunes d’un quartier de la capitale alsacienne affrontent la police.

L’un deux, mineur, juché à l’arrière d’un scooter, lance un pétard-mortier de gros calibre sur des gendarmes mobiles qui filment le face-à-face. L’un des policiers aura les jambes brûlées par le projectile. L’autre a subi une perte d’audition à la suite de la déflagration.

Mardi 12 mai, le conducteur du scooter, un jeune homme de 22 ans, était jugé pour « violences aggravées ». Jugé coupable de « complicité » dans le tir du pétard, il a été condamné à un an de prison ferme et deux avec sursis.

Selon des témoignages et des images prises sur place, le prévenu aurait embarqué le mineur qui tenait à la main le pétard. Puis, après s’être dissimulé le visage avec une casquette, il aurait foncé vers gendarmes avant de virer pour faciliter le tir du pétard.

Le prévenu a tenté de se défendre en assurant qu’il avait voulu ramener l’adolescent chez lui et qu’il ignorait qu’il allait tirer son pétard. Il s’était caché le visage parce qu’il n’avait pas de casque et craignait une contravention, a-t-il affirmé.

Le parquet avait requis une peine-plancher modulée de douze à dix-huit mois de prison contre le prévenu, qui a déjà six mentions à son casier judiciaire et se trouve en état de récidive légale. Son avocat a vainement demandé la relaxe au bénéfice du doute.

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