B.G. avec J.C.

Assises. Verdict hier dans le dossier de la « Toulouse connection ».

Le trafic de cocaïne a eu lieu de 2003 à 2005. Photo DDM

Le trafic de cocaïne a eu lieu de 2003 à 2005. Photo DDM
Le trafic de cocaïne a eu lieu de 2003 à 2005. Photo DDM

Le verdict de la cour d’assises spéciale est tombé hier après-midi. Jean-Michel Fustran, seul Toulousain de cet imposant dossier qui concernait deux importations de cocaïne en 2003 et 2005, plus une tentative en 2004, est condamné à 17 années de réclusion. La cour l’a reconnu coupable d’une participation « complète » à ce trafic international de stupéfiant. « Au regard des réquisitions (20 à 25 ans), cela ne pouvait en être autrement », estime son avocat Me Debuisson.

Antoine Plaza, contact des narco-trafiquants et poursuivi uniquement pour l’importation de 2005 est condamné comme Fustran à 17 ans de réclusion criminelle. Jean-Michel Bouvier, accusé dans l’affaire du voilier en 2003 et qui jurait son innocence, 15 ans. Son épouse fond en larme. Diego Santiago, en cavale, est condamné à 13 ans de réclusion comme Francisco Quilès, copain de Plazza et, selon son avocat Me Brel, « un simple exécutant ». Pour Patrick Mouton, le palefrenier homme à tout faire de Fustran et Joël Emery, le chef d’entreprise qui rêvait d’offrir une femme de ménage à sa femme, 8 ans d’emprisonnement. 6 ans à l’encontre de Félix Ugarte qui est impliqué dans le trafic depuis le Paraguay. Les deux skippers écopent de 7 ans. Ludovic Bernard, libre depuis deux ans, repart en prison. À l’annonce du verdict son visage se décompose. Me Le Bonjour, son avocat, s’insurge : « Pourquoi on l’a libéré si c’était pour le renvoyer en cellule ! »

Les fils Santiago sont soulagés : Antoine, condamné à 5 ans, sortira très vite grâce au jeu des remises de peine. Jessy est acquitté. Une victoire pour son avocate Me Marty-Daudibertières qui l’a défendu avec ferveur au plus près du dossier. Enfin la cour n’a pas retenu la culpabilité de Serge Delattre, l’homme au lourd passé. Un résultat remarquable pour son avocat, Me Parra-Bruguière, tout heureux de se retourner vers son client, incarcéré depuis 4 ans, pour lui crier : « Acquitté ! »

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