Deux comparutions immédiates, hier après-midi, au tribunal de Rodez.
Blandine Arrial présidait l'audience hier. Photo DDM, archives.

Blandine Arrial présidait l'audience hier. Photo DDM, archives.

René, un Castonétois âgé de 46 ans, comparaissait, hier, devant le tribunal de Rodez, pour des faits qui se sont produits mercredi. Ce soir-là, une dispute éclate entre l’homme et sa compagne, au sujet de l’éducation de la fille aînée de cette dernière. La jeune fille prend peur et appelle la police qui, arrivée sur les lieux, prie l’homme de quitter le domicile, ce qu’il fait sans rechigner. Mais quelque temps après, les policiers reçoivent un autre appel, de la compagne cette fois : René est à nouveau à la porte de l’appartement. Les forces de l’ordre se déplacent mais là, les choses se corsent. René outrage verbalement les policiers, puis tente de leur porter des coups au cours de l’arrestation.

« J’avais beaucoup bu et je ne me rappelle de rien mais je reconnais que j’ai l’alcool mauvais », déclare René à la barre tout en s’excusant : « Je suis désolé d’avoir fait tout ça, je ne toucherai plus à l’alcool ».

Le souci pour la présidente Blandine Arrial, c’est que le prévenu est sous le coup d’un sursis avec obligation de soins pour un problème d’alcool, assortie notamment d’une interdiction de fréquenter les débits de boissons. « J’avais arrêté le traitement pour les fêtes mais je n’avais pas bu depuis plusieurs mois », se justifie René.

Me Aoust, défenseur des deux policiers qui se sont porté partie civile, demande 200 € de dommages et intérêts pour chacun.

éric Camous, substitut du procureur, requiert une peine qui ne soit pas inférieure à quatre mois de prison ferme et la révocation du sursis actuel : « Le prévenu a été averti plusieurs fois, il a toujours les attitudes d’un ivrogne. La violence envers les policiers est inacceptable ».

Pour Hélène Boulet, défenseur de René, « le prévenu a intégré la gravité de ses actes. Il n’y a pas eu d’atteinte à l’intégrité, ni physique ni corporelle. Mon client n’a pas un profil de délinquant, il est bien intégré dans le tissu social. Une peine lourde serait préjudiciable pour son travail et pour les sept enfants dont il a la charge ». L’avocate demande au tribunal une application modérée de la loi pénale.

Le tribunal condamne René à trois mois de prison ferme pour les délits et décerne le mandat de dépôt. Il prononce la révocation de trois mois de sursis et reçoit la demande des parties civiles, qui percevront chacune 300€.

Justice.

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