Une jeune femme de 29 ans a été condamnée, hier par le tribunal correctionnel de Narbonne, en comparution immédiate, à 9 mois de prison ferme, plus une révocation de sursis de 3 mois supplémentaires, pour une série de vols commis en ville le 30 décembre (Midi Libre d’hier). Sa soeur, de deux ans sa cadette, qui n’agissait pas, elle, en récidive, écope pour les mêmes faits de 6 mois avec sursis, plus un travail d’intérêt général de 18 mois.

Ces deux jeunes Héraultaises avaient mis au point un système sophistiqué pour déjouer les systèmes d’alarme des magasins. L’astuce reposait sur un sac à main qui n’avait rien de classique… Ce sac de grande taille capitonné avait été plombé et ses parois intérieures métallisées. Un système dont la substitut Marie-Hélène Vétro relèvera « la

technicité ». Et l’efficacité.
« Presque une dizaine de boutiques ont été écumées ce jour-là par les deux prévenues à Narbonne » soulignera le ministère public. Des magasins situés au centre-ville et dans les grandes surfaces, qui avaient fourni aux deux soeurs « un confortable butin ». Ceinture, écharpe, porte-monnaie, pantalons, tee-shirt, sac à main, bonnet… la liste des objets dérobés est détaillée par Philippe Asnard, le président du tribunal. A chaque fois des objets de marques, observe Mme Vétro.
C’est le vol d’un sac à main qui va mettre fin à l’équipée des deux jeunes femmes. Ce sac avait été discrètement subtilisé le matin dans un magasin. Mais les locaux étaient placés sous vidéosurveillance. La vendeuse avait donc consulté les images, confirmant ses doutes. C’est bel et bien ces deux clientes pressées qui avaient fait main basse sur ce sac à 135 €.
Des jeunes femmes qu’elles allaient voir réapparaître quelque temps après. La police était prévenue, les deux jeunes femmes arrêtées. Et leur butin de la journée retrouvé dans le coffre de la voiture.
Les faits étaient d’ailleurs rapidement reconnus. C’est plutôt leur genèse qui allait faire débat devant le tribunal. Pour le ministère public, on avait affaire ici à « deux voleuses professionnelles », qui avaient quitté Montpellier l’espace d’une journée pour détrousser les commerçants narbonnais. Pour les prévenues, défendues par Me Pascal Oudin, c’est bien par nécessité, pour faire vivre leurs familles avec le produit de la revente de ces objets, qu’elles avaient agi ainsi. La cadette a deux enfants, dont l’un est placé. Sa soeur aînée, qui doit plus de 30 000 € à la Caf, a trois enfants à nourrir.
Le tribunal en a tenu compte, en descendant en deçà de la peine plancher. Mais contrairement à sa soeur, elle n’échappera pas à la prison. Elle a été écrouée hier dès la fin de l’audience.

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