Un gynécologue qui photographiait à leur insu les parties intimes de ses patientes pendant des consultations a été condamné mercredi à 6 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne.

Entre 2005 et 2007, il avait pris des centaines de photos de ses patientes sur la table d’examen, mais aussi alors qu’elles étaient en train de se rhabiller après une consultation.

Le praticien du centre hospitalier d’Epernay (Marne), âgé aujourd’hui de 64 ans, avait cessé son activité en 2007 après le dépôt des premières plaintes.

Outre la prison avec sursis, il devra verser 3.000 euros de dommages et intérêts à chacune des sept parties civiles.

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet qui avait réclamé cette peine lors de l’audience du 13 mai.

Poursuivi pour « atteinte à la vie privée par fixation d’image », le gynécologue encourait un an de prison ferme et 45.000 euros d’amende.

Il avait reconnu lors de l’audience le caractère « non médical » de ces photos, évoquant, sans les expliquer, des « troubles compulsifs ».

Fin mars 2007, une de ses patientes, déjà mère de deux enfants et enceinte de huit mois, avait été intriguée par le bruit d’un appareil photographique pendant un examen. Elle avait porté plainte contre lui.

La police avait alors saisi 500 clichés numériques au cabinet et au domicile du médecin. En exploitant le carnet de rendez-vous, elle avait permis à six autres jeunes femmes de porter plainte à leur tour.

Dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité datant de novembre 2007, le gynécologue avait reconnu les faits et accepté une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis. Mais le juge compétent n’avait pas homologué cette peine.

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.