Pas de remise en liberté pour Loïc Sécher

La commission de révision des condamnations pénales a rejeté lundi la demande de remise en liberté de cet homme, condamné à 16 ans de prison pour le viol d’une adolescente.
En avril 2008, soit huit ans après les faits supposés, la victime s’était rétractée.
Depuis toujours, il clame son innocence. Pour autant, la commission de révision des condamnations pénales a rejeté lundi la demande de remise en liberté déposée par Loïc Sécher, condamné à 16 ans de réclusion criminelle pour le viol d’une adolescente, qui s’est depuis rétractée. En 2003, Loïc Sécher avait été condamné pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles par la cour d’assises de Loire-Atlantique. Un verdict confirmé en appel puis par la Cour de cassation. Mais en avril dernier, huit ans après les faits supposés, la victime, « fragile psychologiquement » et âgée de 13 ans au moment des faits, avait envoyé au parquet général une lettre affirmant que Loïc Sécher était « innocent et qu’elle ne supportait plus de le savoir en prison ».

Détenu à Nantes, l’ancien ouvrier agricole avait alors déposé une demande de révision, ainsi qu’une demande de suspension de peine. Le 13 octobre 2008, la commission de révision des condamnations pénales avait rejeté cette requête et ordonné « un supplément d’information ». Elle avait suivi la position du parquet général qui, lors de l’audience, avait estimé qu’il existait « d’autres éléments confortant les accusations d’origine, la lettre de rétractation n’étant pas seule de nature à justifier la suspension de l’exécution de la peine ».

Lundi, la commission de révision a de nouveau écarté la demande de Loïc Sécher, rappelant que « de nombreuses investigations étaient en cours, en exécution du supplément d’information d’octobre 2008 ». « En l’état », ont conclu les juges, il n’existe « pas d’élément justifiant la suspension de la peine ». « Je suis un peu déçue », a réagi lundi son avocate, Me Corinne Le Saint, regrettant qu’il soit « très difficile pour la justice de revenir sur le passé ». « Ce n’est que partie remise », a-t-elle alors ajouté, promettant de déposer une nouvelle demande dès que les expertises psychiatriques et psychologiques de la victime présumée auront été jointes au dossier.

(D’après agence

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