Le 15  avril 2009, Jean Pierre Pothin refait les gestes qui ont provoqué la  mort de Philippe Robert dit Thérinca. (Photos d’archives)

Le 15 avril 2009, Jean Pierre Pothin refait les gestes qui ont provoqué la mort de Philippe Robert dit Thérinca. (Photos d’archives)

COUR D’ASSISES. C’est le gros dossier de cette session du premier trimestre, prévue sur 15 jours. Jean Pierre Pothin va comparaître mercredi 31 mars devant les jurés pour répondre de l’assassinat de Philippe Robert, dit Thérinca. Les faits se sont déroulés le 25 août 2008 en fin de journée. Jean Pierre Pothin risque la réclusion criminelle à perpétuité.

CLICANOO.COM | Publié le 22 mars 2010

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Il est 18 heures 30 quand la famille Robert décide d’aller voir la case des Pothin pour régler une fois pour toutes leurs différends. Le vendredi précédent, les concubines de Philippe et Jean-Pierre s’étaient sévèrement disputées. Un ralé-poussé qui n’avait pas trouvé sa conclusion. Alors pour enterrer la hache de guerre d’après eux, la concubine de Philippe Robert dit Thérinca se rend allée des Cotonniers en compagnie de sa sœur. Une première brouille se produit. C’est le moment où Philippe et son frère Abraham viennent à la rescousse. Abraham, le jeune frère de Philippe et témoin direct, raconte alors : “Il avait poursuivi ma belle-sœur et sa sœur. On est arrivé, et on lui a demandé de dire à sa femme de se calmer. Alors, il a tiré une première fois en l’air. Mais on est resté sur place. Il a tiré une deuxième fois en nous visant, mais nous a ratés. Le troisième coup a touché Philippe.” Le “Lion” Thérinca s’effondre. Plusieurs impacts ont touché son abdomen. Neuf exactement. Tout le quartier a entendu les coups de feu. Très vite, des dizaines de personnes affluent. Un habitant du quartier, pompier de profession, prodigue massage cardiaque et bouche-à-bouche à la victime durant une dizaine de minutes, le temps que les secours arrivent. Au bout d’un moment, le cœur du “Lion” repart et son souffle à la suite. Mais trop tard. Les efforts des médecins du SMUR, qui accompagnent les pompiers, seront insuffisants. Il est 19 heures passées quand Thérinca s’éteint. Vers 21 heures Jean-Pierre Pothin, qui s’est réfugié un moment chez des voisins, est placé en garde à vue dans les locaux du commissariat de Malartic. L’instruction durera plusieurs mois. Une reconstitution sera organisée le 14 avril 2009 afin de clarifier plusieurs points dont la position de Jean Pierre Pothin au moment du coup de feu mortel. Il sera défendu par Me Fernande Anilha tandis que la famille de la victime sera représentée par Mes Mickaël Nativel et Jean-Jacques Morel.

– Un homme respecté dans son quartier

Philippe Robert, dit Thérinca, était une légende aux Camélias. Il était à lui tout seul le « papa » du quartier. Il avait 53 ans. Il était père de sept enfants, quatre fils et trois filles nés de trois lits différents. Il travaillait pour la mairie. Plusieurs faits d’armes lui sont alors attribués, comme lorsqu’il aurait échappé à un guet-apens tendu par une centaine de gars à l’Oasis, au Port, ou la fois où il a survécu à une attaque de chiens, ou bien le jour, où il a “fracassé” les Boxer à lui tout seul… Le Lion tombe pour proxénétisme dans un établissement de la rue des Limites à la fin des années 90. Une dernière peine de prison ferme s’en suivra, puis la retraite. Il continue depuis à rendre régulièrement visite aux Camélias, son territoire. Il y revoit ses dalons, dont son futur meurtrier Jean-Pierre Pothin. Vieux amis, ils avaient fait les 400 coups ensemble. Très respecté, malgré les actes qu’il a commis et pour lesquels il a purgé des peines de prison, Thérinca conservait une aura indéniable dans le quartier. D’autant plus grandie qu’il était réputé pour se battre à mains nues, d’homme à homme. À la retraite, il s’était “mis au vert” dans les hauts de Sainte-Suzanne jusqu’à ce jour fatidique du 25 août 2008 où il sera abattu par son meilleur ami.

– AUJOURD’HUI ET DEMAIN Le prof de musique violait ses élèves

C’est un dossier sordide qui va ouvrir, aujourd’hui, cette session extraordinaire du premier trimestre de la cour d’assises. Un homme de 74 ans se retrouve dans le box des accusés pour y répondre de faits de viols sur mineurs de 15 par personne ayant autorité. L’affaire éclate en novembre 2006 lorsqu’une jeune femme se présente à la brigade de gendarmerie de la Rivière-des-Pluies pour y dénoncer des faits de viols dont elle et sa sœur ont été victimes durant des années de la part de leur professeur de musique alors qu’elles avaient 10 ans. C’est lors des courts qu’il donnait chez lui, que le professeur de musique, sur fond de spiritisme et de rites magiques, agressait sexuellement les petites filles avant de les violer. Placé en garde à vue, il niait les faits affirmant qu’il s’agissait d’un complot. Il risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. Il sera défendu par Me Mickaël Nativel tandis que les parties civiles seront représentées par le bâtonnier Fernande Anilha.

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