Annie Gardere

Tribunal. L’assistante maternelle frappait une enfant de 2 ans.

« Dans cette affaire, la part émotionnelle est immense ; sa responsabilité est double, vis-à-vis de l’institution qui lui avait confié l’enfant et vis-à-vis de l’enfant qu’elle s’était engagée à protéger.» Me Philippe Bellandi amorce ainsi sa plaidoirie pour la défense d’une femme de 42 ans accusée d’avoir violemment frappé à plusieurs reprises une petite fille de 2 ans dont elle avait la garde. Il ne cherche pas à minimiser les actes de sa cliente, effondrée sur le banc derrière lui. Elle a reconnu, au moins à deux reprises, sans aucune raison, s’être défoulée sur la gamine. Dans le courant du mois de juin 2009, elle admet avoir projeté la petite sur une caisse de jouets ; quelques jours plus tard lui avoir donné une gifle … peut-être deux, ou plus. « Pourquoi elle? » questionne la présidente.Car la jeune femme gardait également la sœur de la victime, âgée de 4 ans. « Parce qu’elle était là, à ce moment-là ! ». Le certificat médical du médecin qui a examiné la fillette est éloquent : gros hématomes sur la tête, les bras, les cuisses ; sur de nombreuses parties du petit corps, d’inconstatables traces de coups ne datant pas du même jour.

Puis, Me Bellandi égrène les événements qui pourraient expliquer ce procès de la honte, car sa honte, la jeune femme ne cesse d’en parler. On se croirait dans un mauvais roman : une mère (la prévenue) qui doit affronter l’opération à cœur ouvert de sa petite fille puis des fausses couches successives qui ne lui laissent plus l’espoir d’un autre enfant.Son licenciement d’un emploi de bureau qui la mène vers cette reconversion en famille d’accueil.

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