Sous le signe de la violence et de l’alcool

Drame conjugal en toile de fond, aujourd’hui aux assises de Meurthe-et-Moselle.

Roger Bialecki, 64 ans, ouvrier à la retraite, comparaît aujourd’hui devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle pour violences volontaires ayant entraîné la mort de son épouse Jacqueline, sans intention de la donner. L’accusé est très diminué, il a des difficultés à parler et se déplace en fauteuil roulant à la suite d’un accident vasculaire cérébral qui l’a foudroyé peu après le drame survenu en octobre 2006 à Dommartin-lès-Toul.

Le drame qui s’est noué au domicile des époux Bialecki a commencé en réalité bien avant cette soirée d’octobre 2006, fatale à Jacqueline, 63 ans. Il a pour toile de fond l’alcoolisme des deux protagonistes, dans un contexte de chamailleries incessantes et d’exaspération mutuelle, avivées par la boisson. Le 10 octobre 2006, l’accusé assure que lorsqu’il est rentré chez lui dans la soirée, il avait trouvé sa femme inanimée sur le sol. Les coups étaient chose courante dans ce couple à la dérive depuis trois ou quatre ans. L’enquête a établi que quelques heures plus tôt, il y avait eu une dispute pour un motif futile, le repas n’étant pas prêt.

Destruction par incendie

Du mardi 23 au vendredi 26 juin, les jurés vont examiner une affaire qui met en cause quatre accusés. Cyril Beaune est accusé de destruction par incendie ayant entraîné la mort et violences volontaires. Il est assisté de Me Pascal Bernard. Joseph Pechereau est accusé de violences volontaires en réunion et non-assistance à personne en péril. Tous deux sont détenus. Présents également dans le box, Jessica Demoulin, pour violences et non-assistance à personne en péril et Andy Mougenot.
Le 26 janvier 2006, on devait découvrir dans les décombres d’un appartement de Malzéville ravagé par un incendie le cadavre de René-Michel Guérin, locataire des lieux. Mort asphyxié dans l’incendie, l’homme portait en outre des traces de coups violents.

Publié le 19/06/2009

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Le procès de Roger Bialecki, qui devait comparaître hier devant la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle pour coups et blessures ayant entraîné la mort de son épouse, a été ajourné pour raison médicale.
Il sera jugé ultérieurement. L’accusé n’a pas été transféré à Nancy. C’est avec un système de vision conférence installé au milieu du prétoire que le président Perrin s’est entretenu avec Roger Bialecki, que l’on pouvait voir en fauteuil roulant, sur grand écran. L’accusé, défendu par Me Paraux, est détenu à la prison de Fresnes depuis qu’il a été victime d’un accident vasculaire cérébral qui l’a laissé très diminué. L’homme, qui n’a que 64 ans, paraît très âgé. Le service de santé de la prison, avec lequel le président Perrin avait eu un échange ces derniers jours, s’était montré favorable au transfert du détenu. Mais au dernier moment, il n’a pas extrait l’accusé, perturbant sérieusement l’organisation de la session d’assises, puisque les jurés avaient été convoqués pour cette affaire devant durer jusqu’à lundi.
Jeudi, le président de la cour d’assises a contacté le service de santé de Fresnes pour s’assurer que tout était en ordre. Il s’est entendu répondre que le prévenu n’était pas en état de subir l’extraction et le procès. En outre, les médecins n’avaient pas l’assurance que l’intéressé serait accueilli à l’UHSI (Unité hospitalière sécurisée interrégionale), située au CHU de Nancy.
Tout en prenant des réquisitions pour approuver le renvoi, l’avocat général Santarelli s’est un peu irrité du caractère très laconique du certificat médical transmis par le service de santé de Fresnes. Comme le président, il aurait aimé un certificat circonstancié. «Je demande qu’on éclaircisse ce point », a-t-il souhaité.
Le président a expliqué à Roger Bialecki ce qui se passait. L’accusé a juste répondu en des termes quasi inaudibles : «Je n’ai pas tué ma femme. »

M. R.

Publié le 20/06/2009

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