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  • Dominique Guillouche, accusé de l’enlèvement, la séquestration et le viol en novembre 2005 de la petite Aurélia, comparaît à partir de lundi devant la cour d’assises du Maine-et-Loire. La disparition de la petite fille, âgée de six ans à l’époque, avait entraîné le déclenchement pour la première fois en France du plan « alerte enlèvement ».

L’accusé, jugé avec son ex-épouse, devra répondre d’agressions sexuelles sur 12 autres enfants, dont les deux enfants du couple, entre 1996 et 2005. Trois des enfants ont aussi été violés.

Son ex-épouse, Alfréda Deneux, comparait également pour viol sur mineur de 15 ans en réunion, tentative d’enlèvement, séquestration et agressions sexuelles. Ils risquent chacun 30 ans de prison.

Deux autres personnes comparaîtront libres pour non-dénonciation de crime et soustraction de preuves.

Aurélia avait été enlevée le 20 novembre 2005 alors qu’elle faisait du roller sur un parking de la petite ville de Jallais (Maine-et-Loire) en compagnie de sa grande soeur, alors âgée de 10 ans. Cette dernière avait réussi à échapper de justesse au ravisseur et avait donné l’alerte.

Pour la première fois en France, le plan « alerte enlèvement » avait été déclenché. La photo, le signalement de la petite fille ainsi que la description de la voiture avaient été diffusés dans tous les médias ainsi que sur les panneaux d’information routière ou du réseau RATP. Plus de 300 gendarmes et des hélicoptères avaient été déployés.

Le lendemain soir, Aurélia avait été libérée dans une rue mal éclairée de Cholet (Maine-et-Loire). Dominique Guillouche et Alfréda Deneux avaient contacté les enquêteurs deux jours plus tard pour se dénoncer. Ils avaient ensuite été interpellés à leur domicile de Villedieu-la-Blouère.

Lors de sa garde à vue, Dominique Guillouche a reconnu les faits et a spontanément indiqué qu’il avait effectué cinq autres tentatives d’enlèvement au cours des années précédentes et agressé sexuellement une dizaine d’autres enfants. Trois d’entre eux ont également été victime de viols.

Sa compagne, Alfréda Deneux, a « participé activement », expliquait alors Brigitte Angilbaud, procureur de la République d’Angers au moment des faits. Elle aurait ainsi spontanément proposé aux familles de son entourage de garder leurs enfants et aurait suggéré à son compagnon d’enlever une enfant.

Aujourd’hui, Aurélia, en classe de CM2, attend ce procès « avec une appréhension terrible », souligne Me Louis-Georges Barret, l’avocat de la famille de la petite fille. « Elle ne dort plus bien, cela reste une petite fille de 10 ans, mais elle sait comment cela va se passer, elle a pu visiter la cour d’assises au mois d’août », constate l’avocat. Les parents de la petite fille « attendent la peine la plus élevée possible » à l’encontre de ce « couple diabolique », ajoute Me Barret.

Dominique Guillouche, 40 ans, attend son procès « avec beaucoup de hantise », selon son avocate, Me Elisabeth Gohier-Houdu. L’homme, sans diplôme aucun et qui bénéficiait d’une allocation pour adulte handicapé, éprouve aujourd’hui des « remords et des regrets », note son avocate. AP

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