LEMONDE.FR | 29.07.09 | 20h37  •  Mis à jour le 29.07.09 | 20h41

e juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a ordonné, mercredi 29 juillet, l’expulsion des sans-papiers qui occupent, depuis le 17 juillet, un bâtiment de la Caisse primaire d’assurace maladie (CPAM) situé dans le 18e arrondissement de Paris. « Ce n’est pas notre premier ordre d’expulsion et ce ne sera pas le dernier non plus« , a réagi peu après Djibril Diaby, porte-parole de la coordination des sans-papiers 75 (CSP 75), qui est à l’origine de cette occupation. Il a également exprimé leur volonté de faire appel. Pour Me Hassid, l’avocat de la CSP 75, les termes de la décision laissent planer plusieurs incertitudes : « Il est totalement fondé de faire appel », juge-t-il

Plusieurs dizaines de sans-papiers sont rassemblés, le 22 juillet 2009, devant un immeuble appartenant à la Sécurité sociale, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, qu'ils occupent depuis le 17 juillet 2009, avec le soutien de diverses organisations.

AFP/PIERRE VERDY

Plusieurs dizaines de sans-papiers sont rassemblés, le 22 juillet 2009, devant un immeuble appartenant à la Sécurité sociale, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, qu’ils occupent depuis le 17 juillet 2009, avec le soutien de diverses organisations.

Expulsés de la Bourse du travail fin juin, puis des trottoirs du boulevard du Temple mi-juillet, les « sans-papiers de la Bourse » se sont réfugiés dans cet énorme bâtiment vide. Quelques jours plus tard, la CPAM, propriétaire des lieux, avait saisi en urgence la justice pour « occupation illicite des locaux ». Soutenu par des associations, des syndicats et des partis politiques, plusieurs centaines de sans-papiers occupent les lieux, qu’ils ont baptisés « ministère de la régularisation de tous les sans-papiers ». Déterminés, ils réclament la régularisation des 1200 dossiers qu’ils ont déposés en préfecture et veulent faire du bâtiment le symbole de leur lutte. Pour Djibril Diaby, les locaux abritent déjà plus d’un millier de sans-papiers et le mouvement grossit rapidement : « Trente ou quarante personnes nous rejoignent chaque jour. »

De son côté, la CPAM avait déclaré à l’AFP, en début de semaine dernière, qu’elle souhaitait récupérer le bâtiment pour « poursuivre la procédure de vente » engagée depuis plusieurs mois. Elle avait fait valoir que le plan local d’urbanisation prévoyait la construction de logements sociaux et demandé que tout soit fait pour qu’ils puissent être construits au plus vite.

Mael Inizan avec AFP
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