Créé le 29.07.09 à 20h39 |
Curtis Thorpe, 13 ans, et dix-sept autres personnes ont gagné leur procès contre la municipalité de Corby, jugée responsable le 29 juillet 2009 de leurs malformations.
Curtis Thorpe, 13 ans, et dix-sept autres personnes ont gagné leur procès contre la municipalité de Corby, jugée responsable le 29 juillet 2009 de leurs malformations. /Stephen Hird/REUTERS

GRANDE-BRETAGNE – Le juge a estimé que des manquements avaient conduit à la contamination des zones publiques par des polluants provenant de sites industriels géré par la ville de Corby…

Une municipalité anglaise a été jugée responsable ce mercredi des malformations physiques présentées à la naissance par une quinzaine d’enfants. En cause: le rejet dans l’atmosphère de produits toxiques lors du démantèlement d’un site industriel. Dans une longue décision, le juge de la Haute cour de Londres, Robert Akenhead, a constaté un nombre «statistiquement important» de naissances avec des malformations entre 1989 et 1999.

Selon lui, entre le début des années 1980 et 1997, les sites de la municipalité industrielle de Corby, dans le centre de l’Angleterre, contenaient des types de produits polluants susceptibles d’entraîner les malformations de naissance aux mains et aux pieds.

«Importante dispersion de boues et de poussières contaminées»

«Le conseil municipal de Corby est responsable de nuisances publiques, de négligence et de manquement à son devoir légal», a estimé le juge, relevant une «longue période entre 1983 et août 1997» durant laquelle celui-ci a été «extrêmement négligent dans le contrôle et la gestion des sites».

Selon le juge, ces défaillances ont entraîné une «importante dispersion de boues et de poussières contaminées dans les zones publiques de Corby, dans et au-dessus des logements, avec comme résultat que les polluants peuvent réellement avoir causé les malformations de naissance à l’origine des recours».

«Le lien a été établi et la preuve apportée»

La municipalité avait toujours nié toute négligence pendant les travaux menés jusqu’en 1999, affirmant qu’il n’y avait pas de lien entre le transport des déchets dans une autre partie du site et les difformités de naissance. «Aujourd’hui, le lien a été établi et la preuve apportée», a déclaré Des Collins, l’un des avocats des plaignants, appelant la mairie à dédommager les jeunes gens.

Un groupe de dix-huit jeunes gens, âgés de 9 à 21 ans, avaient déposé un recours contre les autorités de Corby, affirmant que leurs malformations physiques étaient dues à l’exposition des mères à une «soupe atmosphérique de produits toxiques». La décision rendue n’inclut pas les deux plus jeunes plaignants, a précisé le juge. Le directeur général du conseil municipal, lui, ne prendra sa décision sur la suite à donner à l’affaire qu’après une lecture «très attentive» du jugement.

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