AFP 17.08.09 | 22h49

Deux versions contradictoires se sont affrontées lundi au premier jour de comparution d’une juge texane qui avait refusé en 2007 de laisser la cour d’appel ouverte après 17H00 pour qu’un condamné à mort puisse déposer un dernier recours avant son exécution.Dans une salle d’audience remplie de militants anti-peine de mort, la juge Sharon Keller s’est présentée lundi matin, selon la presse américaine locale au premier jour de son procès pour faute professionnelle à San Antonio (Texas, sud).

Le juge David Berchelmann, nommé spécialement par la Cour suprême du Texas, doit donner après plusieurs jours d’audience ses recommandations à la commission disciplinaire des juges texans qui prendra la décision finale et pourrait révoquer Mme Keller.

Les faits remontent au 25 septembre 2007. Le matin, la Cour suprême des Etats-Unis annonce qu’elle va examiner la validité de l’injection mortelle, méthode utilisée pour les exécutions.

Michael Richard, 48 ans, doit être exécuté le soir même. Ses avocats rédigent donc un recours en suspension mais ils rencontrent des problèmes informatiques. Un quart d’heure avant la fermeture du greffe de la cour d’appel du Texas, ils téléphonent pour demander un délai et s’entendent répondre sur ordre de Mme Keller, « on ferme à 17H00″.

Michael Richard est le dernier condamné exécuté aux Etats-Unis avant un moratoire de sept mois, le temps que la Cour suprême rende sa décision.

Lundi, selon le San Antonio Express news, Chip Babcock, avocat de Mme Keller, a expliqué à la barre que celle-ci avait dit que les bureaux fermaient à 17H00, pas qu' »il n’était plus possible de déposer un recours après 17H00 ».

Mais, Cheryl Johnson, la juge de permanence ce soir là pour enregistrer les appels, a affirmé de son côté n’avoir jamais été informée du coup de fil des avocats du condamné. « Si j’avais su qu’ils demandaient davantage de temps, je le leur aurais donné », a-t-elle déclaré au tribunal selon le journal.

Elle a assuré également, selon l’Austin American-Statesman, que le greffier était venu peu avant 17H00 dans son bureau « et m’a dit qu’aucun recours n’avait été déposé ».

Les avocats des parties n’ont pu être joints lundi.

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